Comment publier un livre sur TheBookEdition.com vite fait – les images
TRAITER LES IMAGES AVEC LE LOGICIEL LIBRE THE GIMP
A) Vous souhaitez insérer des images dans un livre de texte :
Demandez-vous d’abord si vous avez le droit de disposer de ces images.
- Où les avez-vous prises ?
Sur internet ? Les avez-vous copiées sans autorisation sur un site ? Renseignez-vous toujours sur le propriétaire des images et obtenez auprès de lui l’autorisation de les utiliser. S’il s’agit de reproduction de tableaux tombés dans le domaine public, ou sous licence Creative Commons, aucun souci. (Pensez à reporter les mentions de licence). Dans le cas contraire, attendez-vous à de gros problèmes. Regardez sur le site s’il y a une mention d’auteur, un titre, un tatouage Copyright… Sur les sites de banques d’images, comme Fotolia ou autres vous pouvez acheter le droit d’utiliser des images d’illustration pour votre livre. Le plus simple et le moins onéreux est peut-être de solliciter un photographe ou un dessinateur de votre entourage à qui vous trouvez un certain talent (vous par exemple) pour lui demander ce que vous voulez. Il sera flatté. S’il s’agit d’une collaboration importante (livre illustré pour la jeunesse, guide de voyage…), vous devrez conclure un vrai partenariat sur l’édition de ce livre. Un petit contrat vaut mieux qu’une tape dans la main…
PHOTOGRAPHIES DE PERSONNAGES : Vous devez obtenir là aussi l’autorisation des personnages vivants et vérifier les droits pour les personnages disparus. On ne plaisante pas avec le droit à l’image.
PHOTOGRAPHIES DE LIEUX : Attention, on ne peut pas shooter les lieux à tout va. Demeures privées, centrales nucléaires, s’abstenir.
TRANSFORMATION D’IMAGES : Si l’image de départ est reconnaissable, vous retombez dans les obligations citées précédemment.Ces points juridiques feront l’objet d’un article séparé, car le respect du droit de la propriété intellectuelle est la clé de votre tranquillité d’auteur-éditeur.
Donc l’image est juridiquement exploitable ? Voyons alors les manipulations basiques qui vont vous permettre de les insérer dans votre ouvrage.
Vous avez téléchargé The Gimp ? Le bon ? Le gratuit ? Le dernier en date ? Alors allons-y.
INSÉRER LES IMAGES : les préparer d'abord !
Vous êtes dans votre traitement de textes, Word ou Open office pour suivre notre exemple de départ. Vous voulez insérer une image. Votre réflexe serait de copier/coller cette image. N’en faites rien. Il faut toujours préparer une image avant de l’utiliser dans votre projet de livre. Ensuite, il faudra l’insérer dans le texte via le menu Insérer/Image de celui-ci.
OUVREZ The Gimp. Vous voyez trois fenêtres séparées. Ceux qui ont Photoshop voient une grande fenêtre et des petites rangées de chaque côté. The Gimp, c’est pareil, sauf que les petites fenêtres d’outils sont rangées en dehors de la fenêtre d’image. The Gimp ressemble beaucoup à Photoshop, mais c’est moins cher ;)Attention, il y a d'autres différences, mais si vos avez Photoshop, vous retrouverez aisément.
A gauche, comme son nom l’indique, la Boîte à outils. Au milieu la fenêtre d’image, avec sa barre de menus. Pour ouvrir une image que vous avez enregistrée quelque part sur votre ordinateur, cliquez sur Fichier/Ouvrir dans cette fenêtre. A droite, en haut les différents calques de votre image (nous allons voir ce que c’est), en bas la forme de votre brosse (pinceau). La forme active est encadrée.
Donc ici, vous voyez à gauche que l’outil encadré est le pinceau, et à droite que c’est un pinceau rond.
Vous avez ouvert votre image, donc, et pour pouvoir l’insérer dans votre livre, vous allez la corriger.
Elle doit : avoir à peu près la taille en cm de l’endroit où vous allez l’insérer, et avoir une résolution de 300 DPI, ou pixels par pouce. C’est la qualité de l’image : plus il y a de points par cm2, plus c’est précis.*
*Alors là j’arrête les puristes professionnels-de-la-profession : nous discuterons plus tard, de numérisation, d’impression, etc. etc. Ici, je viens aider les newbies. Exemple : vous avez un portrait de Mona Lisa. Vous voulez le mettre dans une page de votre livre de poche en 11x17 cm, mais réduire l’image en taille pour qu’elle n’occupe que 5 cm de large sur la page. Vous allez consulter les propriétés de l’image que vous venez d’ouvrir.
Cliquez sur Image dans le menu de la fenêtre d’image.
Dans le menu déroulant de l’image, cliquez sur Echelle et taille de l’image.
Ma Joconde fait de 6,535cm sur 7,832 cm à 96 DPI me dit cette fenêtre.
Je passe d’abord la résolution de 96 à 300 DPI dans cette fenêtre, puis la largeur de ma photo à 5cm de large – mon but (image de droite)
La petite chaîne signifie que si vous changez une dimension, l’autre sera changée en proportion. Idem pour la résolution d’image.Cela évite de transformer la Joconde en « Le Cri » de Munch ou en personnage de Nikki de Saint Phalle. Un peu de respect.
Comme vous le voyez, j’ai passé l’unité de taille de l’image de pixels à centimètres : dans le menu déroulant vous pouvez choisir entre autres mm, ou cm en cliquant sur Suite.
Pour briser la chaîne et forcer les dimensions dans un sens ou dans l’autre –pour avoir l’air plus mince par exemple – cliquez simplement sur la chaîne et modifier une dimension ne modifiera pas l’autre en proportion. À ÉVITER !
Votre image a la bonne taille et la bonne résolution, enregistrez cette version sous un autre nom, rajoutez par exemple 300 DPI à son nom pour vous en souvenir.
Votre image a un MODE , selon qu'est est en couleur, en noir et blanc... :
Dans le menu Image, Mode mène à la liste des modes : RVB, niveaux de gris… Ici mon image exemple est en RVB. Une image peut être en niveaux de gris, en RVB, en CMJN… (en anglais : RGB, CMYK, greyscale...) Ne passez pas une image d’un mode dans un autre si vous voulez qu’elle garde ses qualités. Le changement de mode appauvrit les images.
Vous allez essayer divers effets quand vous commencerez à jouer avec The Gimp ; pensez à revenir à l’image source si vous changez de taille, de mode puis changez d’avis. Rien de pire qu’une image triturée mille fois. Restez simple.
Mais bon, vous êtes un petit marrant et vous voulez apporter quelques changements à la Joconde. Voyons ldeux ou trois outils disponibles à gauche.
- Les outils de sélection : rectangle et ellipse, entre autres, servent à déterminer une zone sur laquelle on veut travailler. Il y a aussi de outils de découpage de parties d'images. Voyons le plus simple.
Cliquez sur l’outil en ellipse dans la Boîte à Outils, tracez votre zone ovale à la souris sur votre image en tirant simplement avec le bouton gauche de la souris enfoncé, relâchez le bouton de la souris, l’ovale se fait tout seul. Pui,s dans le menu Sélection de la fenêtre Image, cliquez sur Inverser et c'est le tour de l'ovale, le reste de l'image, qui se sélectionne. Dans le menu Edition de la fenêtre Images, cliquez sur Couper :
Bon, vous expliquer tous les outils va prendre du temps. Amusez-vous à découvrir à quoi servent ces outils, en relation avec les menus de la fenêtre Image et les formes de pinceau de la fenêtre de droite.
LES CALQUES : Chaque fois que j’ai procédé à une opération sur l’image, elle s’est inscrite dans la fenêtre des calques à droite :
En fait, tout se passe comme si vous aviez fait chacune de ces opérations sur un papier calque. L’image finale est le résultat de toutes ces opérations empilées. Quand vous estimerez votre image terminée, avant de l’enregistrer en JPG pour l’insérer ensuite dans votre livre, il faudra fusionner les calques. Menu Image/Fusionner les calques visibles, ou Aplatir l’image.
** Il est toutefois recommandé de garder une version de cette image avec ses calques, car elle vous permet de revenir en arrière : la fonction Edition/Annuler de la fenêtre d’image permet de revenir en arrière (puis en avant si besoin) étape par étape sur une image enregistrée avec ses calques. Par contre, l’imprimerie a besoin d’images aplaties, c'est-à-dire avec les calques fusionnés.
OPÉRATIONS COURANTES :
- Régler les contrastes et la luminosité, diminuer ou saturer une couleur : menu Couleur de la fenêtre d’image, puis choix de l’action recherchée. Bougez les tirettes… -Effacer un défaut : On se sert de l’outil clonage. On va prendre de la matière avec le Tampon, qui permet de copier une petite partie d’image de la taille de la brosse (qui est réglable avec la tirette « Échelle » de la brosse dans la boîte à outils) pour la déposer sur la partie à cacher. Procédez ainsi :
- Agrandissez votre zone de travail sur l’image avec la loupe (Boîte à Outils)
- Cliquez sur l’outil Tampon
-Dans l’image, choisissez avec quelle zone vous allez « repeindre » le défaut à cacher. Ici je veux effacer le trait sous les cheveux de Mona Lisa. Je vais prendre de la chair sur son front un peu plus bas : je prélève en cliquant sur la touche Ctrl + un clic gauche de la souris, et je vais poser ce que je j’ai prélevé (de la taille de la brosse, donc) sur l’endroit à cacher. Ci-dessous, la croix est l’endroit de prélèvement et je m’apprête à poser mon prélèvement sur le trait indésirable (rond sans croix en haut à gauche sur la ligne indésirable) par un simple clic de souris.
Ensuite, quand vous vous déplacez en cliquant pour couvrir le trait à cacher, la zone de prélèvement de matière plus bas (la croix) se déplace parallèlement. Il faut donc changer de zone de prélèvement quand on attaque les cheveux … Pour cela , refaire Ctrl+clic sur une zone adéquate et pas trop près des cheveux.Et voilà comment on efface les bourrelets disgracieux, les rides et l’ex-femme ou le garde du corps… Bon, ce n’est qu’un début. Mais amusez-vous, c’est le meilleur moyen d’apprendre. Bon courage !Lundi, la couverture, Mode Simple et Mode Expert. Bon week-end ! (et pardon à la Joconde ! )
Comment publier un livre sur TheBookEdition.com vite fait – bien fait…
Enfin, après l’avoir écrit. Et en plusieurs articles. Tout d’abord, il me faut massacrer une légende urbaine : non, TheBookEdition n’écrit pas les livres à votre place. Contrairement à ce que l’on peut voir ici et là dans l’édition à l’eau de rose, il n’existe pas sur TBE de logiciel d’aide à l’écriture qui vous ôterait les affres de la page blanche. Imaginez, vous écrivez « Driiiing ! », aussitôt une bulle vous propose : « …fait le téléphone. Marie sursaute. Qui cela peut-il bien être à cette heure tardive ?... » et toutes les quatre pages vous propose d’introduire un élément perturbateur, ou une scène torride… Hélas, ceci existe déjà. Les auteurs de certaines maisons à l’eau de rose ont déjà ce genre de logiciels facilitateurs permettant de faire « pondre » un roman par mois à leurs écrivailleuses à la chaîne . Donc avant de tenter de publier un livre sur TBE, vous devez impérativement disposer d’un texte tapé sur un ordinateur avec un traitement de texte.
FORMAT DE FICHIER Nous vous recommandons d’enregistrer vos textes sous l’extension de fichier .doc, souvent signalée par l’année : Word 97-2003 ou 97/2000/XP. Ceci parce que depuis les formats se sont différenciés. On trouve du .docx, qui est le format appelé Format Word par défaut depuis Word 2007, on trouve du .odt, du format Wordperfect et j’en oublie.
Exemple de formats de fichiers dans Enregistrer sous » d’Open Office :
Choisir du .doc , le plus répandu pour le moment, permet de lire ce fichier sur la plupart des traitements de texte, à l’imprimerie aussi.
FORMAT DE PAGE, MARGES TheBookEdition met à votre disposition des gabarits sur cette page :
http://www.thebookedition.com/comment-publier.php Toutefois, je penche fortement pour une formule affinée : en fonction du format de votre livre, choisissez des marges plus ou moins étroites, ajoutez toujours une marge de reliure à gauche pour que le lecteur n’aie pas à décoller le livre pour lire les mots cachés – à moins que ce ne soit un petit jeu inventé par votre esprit tourmenté.
Par exemple, pour un poche de 11x17 cm, ne laissez que 1,25cm de marge des 4 côtés et ajoutez 0,50cm de marge de reliure dans la case Reliure sur Word, cochez Pages en vis-à-vis.
Sur Open Office, ajoutez ces 0,50cm à la marge de gauche. Cochez également « Pages en vis-à-vis ».
Pour un format A5 (Ex Libris, 14,85 par 21 cm), ces mesures conviennent également.
Pour un grand format comme le A4 (21x29,7 cm) vous pouvez passer à des marges de 2 cm partout pour un usage courant, plus notre marge de reliure que vous pouvez aussi porter à 0,60cm.
Voici où choisir une taille de pages sur Word 2007 (à gauche) et sur Open Office (à droite):
A noter : Dans Word, si la taille désirée n’est pas dans la liste, cliquez tout en bas sur Autres tailles de papier pour inscrire la vôtre.
Dans Open Office, en cliquant sur Page, vous arrivez sur une fenêtre qui vous permet de régler à la fois la taille de page et les marges.
Sur Open Office, la marge de reliure s’ajoute à la marge de gauche. Par exemple ici, vous ajoutez 0,60 cm à gauche, ce qui vous fait 2,60cm. Dans Mise en page à droite, choisissez Pages en vis-à-vis pour que la marge soit tantôt à gauche tantôt à droite comme il se doit en fonction du recto-verso.
Ça y est, vous avez votre page de base, en fonction du format choisi sur TheBookEdition. Pour commencer, insérez deux pages blanches. Pour cela, cliquez sur Insertion dans le menu en haut de votre traitement de texte, et choisissez Saut de page. Sur Open Office, choisissez Insertion/Saut manuel/Saut de page.
Faites cela 2 fois.
Vous arrivez en page 3 de votre futur livre. C’est la page du titre. Choisissez une police disponible en rapport avec votre livre et inscrivez le titre et l’auteur, puis insérez un saut de page. Puis encore un pour vous trouver en page 5, car tout chapitre commence en page impaire (page de droite à la lecture). Par la suite, dans le livre, servez-vous de l’insertion d’un saut de page pour aller au chapitre suivant ou passer une page. N’utilisez surtout pas la touche Entrée appuyée de multiples fois pour changer de page : lors du passage en PDF, votre mise en pages serait bouleversée, avec des titres sur une page et le texte sur une autre…
Tapez alors votre texte directement dans votre livre ou copiez et collez le texte écrit ailleurs dans la page. Choisissez la police. Justifiez votre texte des deux côtés en surlignant le texte concerné et en cliquant sur l’icône de justification dans le menu
LES POLICES : Certaines polices, comme Arial, sont des polices plus lisibles sur écran. Certaines sont très classiques à l’écrit, comme Times new Roman. Attention, les polices sous open Office sont légèrement différentes en taille de celles de Word, pour des questions de licences. Open Office est un logiciel libre, donc gratuit, et Word est payant. D’où une guéguerre qui aboutit à quelques pages de différence pour un même texte tapé sous Open Office ou Word…
Si vous ramenez un texte conçu sous Word sur Open Office ou vice versa, vérifiez bien votre mise en pages, elle va sans doute bouger. Les noms des polices ne sont pas les mêmes, mais les polices les plus courantes se ressemblent.
ATTENTION : les polices ne sont pas toutes gratuites. Les plus recherchées s’achètent !
Erreur courante : écrire tout un livre en police ou pire, en
Aïe ! Sur TheBookEdition, vous faites le livre de vos rêves, mais si vous voulez le vendre, arrangez-vous pour qu’il soit lisible et ressemble à un livre du commerce.
La taille de police qui se lit normalement pour des yeux sans problèmes : elle dépend de la police, mais en Times new Roman, par exemple, c’est la taille 12 qui convient. Si vous avez un public très jeune ou à l’inverse senior, augmentez jusqu’à 16 pour les très jeunes, 14 pour les seniors. Pas plus, sauf livre réservé aux personnes malvoyantes.
Je ne parle pas là des expériences graphiques menées par certains auteurs, qui sont volontaires et sont une forme d’art.
**Ah, j’allais oublier : n’envoyez pas de manuscrits à TheBookEdition par la poste, n’en déposez pas, et encore moins des manuscrits…manuscrits. Car cela arrive.
Si vous n’avez pas d’ordinateur chez vous, faites un tour au web bar du coin, et venez sur le forum demander de l’aide dans le fil « Entraide ». Faites-vous aider pour préparer votre tapuscrit.
C’est en effet avant de télécharger vos fichiers que vous devez préparer les divers éléments du livre, pas une fois qu’il est validé. Certains d’entre vous remettent leur ouvrage 100 fois sur le métier une fois qu’il est téléchargé chez TheBookEdition et validé. J’en connais deux ou trois qui ont envoyé leur livre à re-re-revalider 3 fois par jour depuis plusieurs jours. Pensez que derrière les validations, chez TBE, il y a des humains, à la différence d’autres sites qui vous laisseront publier, acheter et tenter de vendre n’importe quoi.
Réfléchissez donc tranquillement chez vous devant votre traitement de texte, préparez tout impeccablement, et ensuite envoyez les fichiers calmement. Relisez bien vos 4èmes de couverture (la description de votre livre censée provoquer l’achat)… Evitez de copier-coller le texte de 4ème de couverture également.
Bien sûr vous avez le droit de réviser vos livres, c’est le grand avantage de l’impression à la demande. Mais tenez-vous tellement à en augmenter le prix de revient ? Et quand est-ce que je vais les lire, moi, vos livres, si je passe mon temps à revalider les mêmes chaque jour ?
Demain : les images.
Téléchargez le logiciel libre TheGimp MAIS PAS ICI : http://thegimp.2010-fr.com/fr/ Honte à moi, ce lien est une arnaque, je viens de voir qu'il est question de SMS etc. dans le contrat, alors que c'est un logiciel libre, donc gratuit. Téléchargez-le ici : http://www.clubic.com/telecharger-fiche10178-the-gimp.html
Je vous montrerai l’essentiel du traitement d’image pour les « newbies »
A demain..
Annie DAVID
REPRODUCTION DE CET ARTICLE INTERDITE SAUF AUTORISATION
Dans mon dernier article, je vous ai promis de répondre à quelques-unes des nombreuses questions subsidiaires que peut se poser un auteur qui s’auto-édite. Nous allons essayer de synthétiser. Vous allez voir, c’est plus facile que ça ne l’était jadis*
*. « Jadis », en matière d’internet, veut dire il y a 3 ou 4 ans.« Il y a dix ans » se dit « avant le déluge »…
VOUS ÊTES VOTRE PROPRE ÉDITEUR
-et comment je la fais, moi, ma facture ?
En France, quand on veut établir une facture à un acheteur, il faut y porter un numéro de SIRET, impérativement. La solution, actuellement, pour tout le monde à partir de 16 ans (c’est récent), et quel que soit votre travail principal ou votre absence de travail (RSA par exemple), c’est de vous déclarer en auto-entreprise. C’est possible pour les fonctionnaires, les retraités, les étudiants, tout le monde peut être auto-entrepreneur en plus de son travail ou en activité principale.
On nous annonce un nouveau site en 2010, mais pour l’instant c’est celui-là. On va vous demander un code NAF : c’est l’identifiant de votre activité. Par exemple, éditeur est l’activité qui a le code NAF 5811Z , mais rien ne vous empêche de choisir un code dans la liste des activités commerciales.
Différence entre les activités de service et les activités commerciales : le taux des charges que vous devrez régler via le site. Si vous achetez vos livres pour les revendre, vous choisirez un code dans la liste des activités commerciales pour avoir des charges à 12 ou 13% selon que vous paierez les impôts dans les charges ou non. Ces 1% représentent en effet les impôts sur vos déclarés, que vous n’aurez plus à payer en fin d’année. Par contre, si vous vous contentiez de laisser votre livre se vendre sur des sites sans avoir à l’acheter, comme sur le site TheBookEdition directement, vous feriez partie des services. Et là les retenues font 10% de plus. Vous pouvez aussi vous inscrire dans les deux activités , services et commerciale, et dispatcher lors du paiement. C’est prévu.
Choisir l’option avec impôts compris permet d’être exonéré de taxe professionnelle pendant deux ans. Or la taxe professionnelle n’est pas encore supprimée à ce jour, bien que l’on en parle. L’option avec impôts est donc recommandée.
Les avantages sont multiples :
- SI VOUS NE GAGNEZ RIEN VOUS NE PAYEZ RIEN. Avant(jadis), on payait cher même si on n’avait rien gagné. Vos charges sont proportionnelles aux gains que vous déclarez.
- Pas besoin de payer un comptable :tenez simplement un registre des entrées et sorties relatives à votre auto-entreprise. Les sorties ne sont là que pour mémoire, car vous serez en franchise de TVA obligatoirement, donc vous ne pourrez pas déduire vos frais de fonctionnement.
- La franchise de TVA : vous ne devez jamais inscrire la TVA sur votre facture. Faites des factures TTC, et surtout inscrivez le précieux sésame (obligatoire) :
- « Art. 293b du CGI – TVA non applicable. »Maintenant si on vous demande à quel taux elle est pour les livres, sachez –le tout de même, cela vous sera utile pour vous référencer chez Dilicom - prochain article du blog. Actuellement, la TVA sur les livres est à 5,5 %
- Vos charges payées ouvrent droit à des points de retraite
- Vous avez aussi la protection sociale du RSI (Régime Social des Indépendants) inscrite dans ces charges. Si vous avez déjà une protection sociale, cela peut se cumuler (voir le site officiel cité plus haut) Si vous y avez droit, le RSI accorde aussi la CMU, tout comme la sécurité sociale.
Donc c’est simple : une inscription, une déclaration trimestrielle ou mensuelle si vous avez des revenus d’activité uniquement, une feuille avec Entrées/Sorties
Pour créer la facture elle-même, Word en a de jolies à agrémenter à votre goût. Portez-y le SIRET et la mention de TVA, un petit logo, et le tour est joué ! Ou vous pouvez la créer de toutes pièces, bien sûr.
-et comment je déclare mes gains au fisc ?
Comme je l’ai dit plus haut, vous avez déjà payé vos impôts sur les gains de votre auto-entreprise en déclarant et payant sur le site officiel. Il ne vous restera qu’à inscrire vos gains de l’année sur une feuille supplémentaire appelée 2042C à joindre à la feuille habituelle. Les impôts savent que vous avez payé , pas de souci, vous ne repaierez pas.
La 2042C est disponible sur le site impots.gouv.fr quand c’est la saison des déclarations. L’année suivante, si vous télédéclarez, en bon geeks que vous êtes devenus, les impôts vont vous présenter la feuille sans avoir à la demander.
Voilà, vous avez les premiers éléments de votre indépendance. Il ne vous reste plus qu’à écrire ou éditer les autres auteurs, ou les deux.
Que cette année 2010 soit prolifique dans tous les sens du terme !
Pour TheBookEdition, 2010 va être une année dédiée à vous faciliter la vie d’auteur. Merci à tous de votre confiance et bravo pour vos nombreux talents !
Annie DAVID
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Webcomics.fr est un hébergeur de bande dessinée en ligne : son interface permet aux auteurs de publier leur BD sur Internet aussi simplement qu'on tient un blog. Tout auteur préalablement inscrit sur Webcomics.fr bénéficie sur simple demande d'un code d'inscription à TheBookEdition qui lui permet d'auto-éditer ses albums dans une collection exclusive. Cette collection offre un choix de trois formats, les livres sont imprimés sur un papier couché-mat 135g idéal pour la bande dessinée. Publier avec Webcomics.fr est donc le meilleur moyen de se faire connaitre sur Internet afin d'augmenter le succès de ses livres (et inversement).
Afin d'aider les auteurs de BD à se lancer dans l'aventure de l'album papier, Webcomics.fr a tourné une petite vidéo. En une dizaine de minutes, vous saurez tout sur l'art et la manière de créer un livre avec TheBookEdition :
Donner de la valeur à votre livre - Conseil n°1 - Les marges
Le calcul des marges selon la méthode du «Canon de Villard de Honnecourt»
Parmi les méthodes les plus réputées de calcul des marges figure celle connue sous le nom de « canon de Villard de Honnecourt», attribuée au grand architecte Français du XIIIème siècle. Ce schéma fondé sur les diagonales des pages donne des marges de rapport fixe.
Utilité visuelle Ces marges importantes isolent le texte lu des éléments du réel à la périphérie du champ de vision du lecteur, contribuant ainsi à sa concentration. Les grandes marges du bas empêche les pouces de celui qui tient l’ouvrage à deux mains d’empiéter sur l’espace utile et de gêner ainsi la lecture.
Utilité pratique Les marges ne sont pas seulement des espaces vides, elles peuvent accueillir une partie de ce contenu - notes, références, informations, légendes, définitions, etc - ainsi que certains éléments de balisage qui permettent au lecteur de se repérer dans l’ouvrage - folios, titre courant, etc.
Les Marges selon ce calcul pour les formats de TheBookEdition : 11x17cm Marge de gauche page de gauche : 2,25cm
Marge de droite page de droite : 2,25cm
Marge de gauche page de droite: 1,25cm
Marge de droite page de gauche : 1,25cm
Marge de haut : 2cm
Marge de bas : 3,5cm
11x20cm Marge de gauche page de gauche : 2,25cm
Marge de droite page de droite : 2,25cm
Marge de gauche page de droite: 1,25cm
Marge de droite page de gauche : 1,25cm
Marge de haut : 2cm
Marge de bas : 4,25cm
14,85x21cm Marge de gauche page de gauche : 3,15cm
Marge de droite page de droite : 3,15cm
Marge de gauche page de droite: 1,75cm
Marge de droite page de gauche : 1,75cm
Marge de haut : 2,5cm
Marge de bas : 4,75cm
12x18cm Marge de gauche page de gauche : 2,5cm
Marge de droite page de droite : 2,5cm
Marge de gauche page de droite: 1,25cm
Marge de droite page de gauche : 1,25cm
Marge de haut : 2cm
Marge de bas : 4,15cm
15x15cm Marge de gauche page de gauche : 3,5cm
Marge de droite page de droite : 3,5cm
Marge de gauche page de droite: 1,5cm
Marge de droite page de gauche : 1,5cm
Marge de haut : 1,5cm
Marge de bas : 3,5cm
19x15cm Marge de gauche page de gauche : 4cm
Marge de droite page de droite : 4cm
Marge de gauche page de droite: 2cm
Marge de droite page de gauche : 2cm
Marge de haut : 1,5cm
Marge de bas : 3,25cm
Livre de photographies, les conseils de Libération.
Dans Libération du 11 Janvier, dossier retrouvé sur Libération.fr, on y trouve un dossier de conseils sur la mise en page d'un livre de photographies.
Les principes de base, le rythme, les marges, le fond de page, la couverture, tout un programme pour réussir la fabrication de son livre de photographies. "Rien de mieux que l'application des méthodes de ceux dont la mise en page est le métier."
Découvrez et abusez des conseils de Anne Matler et Roland-Yves Carignan, maquettistes du journal Libération.
Comment obtenir un n°ISBN et faire un dépôt à la BNF ? 1 – A quoi sert le n°ISBN ?
L'ISBN (International Standard Book Number) est un numéro international normalisé permettant l'identification de tout livre publié.
Il est obligatoire lorsque vous voulez déposer votre livre à la Bibliothèque Nationale de France.
Dans le cas de l’auto édition il peut vous servir également à déposer votre livre sur d’autres sites Internet (alapage, fnac, amazon, ...) ou en librairie classique.
2 – Comment obtenir un n°ISBN ?
C’est très simple, il vous suffit de télécharger ce formulaire (Word ou Pdf) et de le renvoyer à l’AFNIL par courrier, mail ou fax. Le délai d’obtention du n° est de 3 semaines.
Afnil
35, rue Grégoire-de-Tours
75279 Paris cedex 06
Tél. : 01.44.41.29.19
Fax : 01.44.41.29.03
Mél : afnil@electre.com
Internet : http://www.afnil.org
3 – Comment l’insérer sur la couverture ?
Nous allons bientôt mettre en place un nouveau champ dans l’étape 3 où vous pourrez saisir votre n°ISBN et le n°EAN pour le code barre (ce numéro vous sera joint avec le n°ISBN).
En attendant vous pouvez saisir le n°ISBN à la fin de votre résumé.
4 – Faire un dépôt à la Bibliothèque Nationale de France
Il devient obligatoire à partir du moment où vous professionnalisez votre démarche.
C'est-à-dire dès le moment où vous sortez de votre cercle amis et famille.
Pour se faire vous devez avoir un n°ISBN et renvoyer ce formulaire (Pdf uniquement) avec un exemplaire de votre livre. (2 exemplaires si votre tirage est supérieur à 300 exemplaires)
Bibliothèque nationale de France
Dépôt légal - Livres Quai François Mauriac
75706 Paris Cedex 13
Téléphone : 01 53 79 43 37
Télécopie : 01 53 79 45 60
depot.legal.livres@bnf.fr
5 – Ce que vous devez inscrire sur la dernière page
de votre manuscrit pour le dépôt légal
ISBN n°…..
Achevé d'imprimer en « janvier » 2008
par TheBookEdition.com
à Lille (Nord-Pas-de-Calais)
Imprimé en France