Le titre, dont la lecture peut donner une idée du livre, ferait l'objet d'un commentaire assez intéressant sur le plan poétique. Avec cette œuvre, vous aurez, avant tout, le plaisir de voir ce que donne la vie de deux êtres acariâtres et les blessures que peut causer l'amour impossible chez un garçon. C'est une œuvre qui évoque tant la philosophie que la psychologie que nous livre notre jeune ami.
À analyser de plus prés cet extrait de l'oeuvre, ne nous est-il pas arrivé à tous?
«…Étendu sur le lit dans l’ataraxie de ma chambre, une main sur la nuque, je laissais retomber tous les journaux que j’avais en mains. Un pan du ciel se découpait dans l’encadrement de la fenêtre. Je me dressai à demi et éteignis la lampe. Alors l’obscurité molle et voluptueuse descendait comme un drap sur moi : je m’y coulais ; elle me consolait.
Yeux clos, je sentais le souffle de la mer monter sur moi comme la douceur du climatiseur ; je devenais nécessairement un enfant abattu. Ne me fallait-il pas appeler Maréga pour qu’il me console encore une fois ? Ou Marie ? Ah non ! Surtout pas elle !
En réalité, tout ce qu’il fallait à ma tristesse, c’était Marie. Toutefois, en classe, tout ce qu'il ne fallait pas mentionner, c'était son nom.
Je songeais !
Tout à coup, mon téléphone sonna. Une voix familière que je croyais avoir perdue au cours de mon autodestruction, m’appela doucement par mon surnom. C’était Marie! J’avais même, d'une manière viscérale, envie d’aspirer son haleine qui avait classiquement la fraîcheur de la brise du matin.»
Laissez-vous séduire par ces pages !