Cet ouvrage est le récit d'un homme dont l'échelle des valeurs a été bouleversée au contact d'autres hommes et d'autres femmes, de qui tout le sépare: les origines comme les préoccupations. C'est l'histoire d'une quête, celle de Willy Thijs, qui décide brusquement de tout abandonner: argent, métier et prérogatives sociales... pour repartir à zéro et vivre auprès des Pygmées Babingas.
Il ne savait pas qu'il allait ressentir palpiter la Vie, grâce à une jeune Pygmée Aimée Bizi Bazouma et qu'elle allait lui faire connaître le Bonheur Véritable, empreint de Pureté et d'Harmonie.
Il ne savait pas qu'il allait devoir repartir en Belgique, dégoûté, meurtri et poursuivi par l'opprobre de la société bien pensante des Belges au Congo.
Carine Geerts - Editions Brumerge a écrit le 10 avril 2008
Mboté na binu à tous
J’aimerais avant tout vous remercier d’avoir lu mon ouvrage "Mundélé" et d’en avoir fait des commentaires élogieux.
"Mundélé a été écrit pour plusieurs raisons :
D'une part, pour faire comprendre que le racisme à rebrousse-poil à l'égard du "méchant blanc" est dû uniquement par les jugements de valeurs émis par des personnes qui ne savent pas de quoi elles parlent.
D'autre part, les mensonges haineux à l'égard des congolais sont de la bêtise manifeste car pendant toute la période où j'ai habité au Congo/Zaïre, j'ai vécu au milieu d'eux. Je les apprécie pour leurs qualités de coeur, leur générosité, leur patience et leur subtilité d'esprit mais surtout pour leur joie de vivre.
De plus, l'écriture de "Mundélé m'a permis de raviver des souvenirs d'une terre de rêve où les facettes sont tellement multiples et passionnantes mais aussi de découvrir tout un Univers de pensées et d'aspirations profondément humaines à travers l'art et les rituels tribaux.
Bref, j'ai réellement "pris mon pied" durant toute la phase d'écriture de "Mundélé" et je suis heureuse de constater que cela se lit au fil des pages.
Melesi mingi à vous tous
Carine Geerts
Editions Brumerge a écrit le 09 avril 2008
Commentaire de Janik Pilet auteur de "Dieu ou la Pierre Philosophale du physicien" éditions de la Hutte
Je viens de terminer Mundélé. C'est très beau et très prenant. Je ne sais pas de quelle expérience personnelle vous tirez cette histoire, mais elle est criante de vérité et de sentiments vécus viscéralement. Après mes compliments, quelques petites critiques, positives j'espère. Au début, j'ai trouvé l'emploi du présent narratif un peu trop simplificateur, rendant le style trop pauvre à mon goût. Et puis, au fur et à mesure que l'histoire se construit, cela coule de source, et on est tellement dans le récit qu'on oublie tout le reste. Félicitation pour ce petit chef d'oeuvre qui n'a rien a voir avec la science-fiction romantique d' "Ishtar Terra", à part l'aspect érotique très raffiné qui semble vous caractériser.
Très amicalement,
Janik
PS : 10/10
Editions Brumerge a écrit le 09 avril 2008
Commentaire de Philipum du forum de l'Huïtre Perlière
C'est extraordinaire Carine le don que tu as de nous transporter ! Tu nous transportes ici dans le monde le l'Afrique profonde, la source de toute mystique : c'est unique ce que tu nous offres là !
Par rapport au texte, j'ai les mêmes sentiments que MarcF à propos de la première personne dans le prologue qui fait un peu bizarre (on ne retrouve plus la première personne par la suite) ; et le début un peu hésitant, ce qui est très difficile à éviter pour un roman. Je me demandais aussi une chose : le journaliste que Willy rencontre au tout début, qui veut faire une recherche sur un rite... (est-ce le Bwiti?)... il ne réapparaît plus et on l'oublie complètement. Est-ce voulu ?
J'ai une remarque à propos des noms des pygmées : je me demandais comment ils pouvaient avoir des noms bibliques/occidentaux comme Joseph ou Hector, alors qu'ils vivent dans une contrée si sauvage que même les autres tribus congolaises craignent de s'y aventurer.
Réponse de Carine Geerts:
Bingo ! Tu as vu juste Philippe...
Je ne me voyais pas continuer à citer des noms du style Mediavilla Sabaté ou Banza Mukalay ou Bizi Bazouma. Il était plus facile pour moi et le lecteur de lire Aimée, Hector et Joseph.
Mais tu as parfaitement raison...
Editions Brumerge a écrit le 09 avril 2008
Commentaire de Becdanlo du forum de l'Huïtre Perlière
Au moment d'écrire ce commentaire sur Mundélé, me vient en tête, d'une manière insistante, le livre de Claude Levy Strauss « Triste Tropique » où l'auteur raconte son immersion chez les indiens du centre du Brésil. Dans le livre de Carine Geerts il ne s'agit pas d'un jeune ethnologue qui part pour parfaire son métier mais d'un agent Territoriale du gouvernement Belge dans une fonction tout à fait officielle au temps de la colonisation.
Déjà, dans les années cinquante Claude Levy Strauss disait : il n'est désormais plus possible de rencontrer des cultures différentes indemnes, préservées de l'acculturation massive du monde.
Mundélé se passe en gros à la même époque où les ravages de l'acculturation sont à marche forcée.
L'angle d'attaque de Carine Geerts est aussi différent puisque son récit n'est pas une étude ethnologique à proprement parlé, mais l'histoire d'un jeune occidental plongé dans un autre monde. Il ne recule pas devant les difficultés en allant bien au delà de ce que devait être sa mission, car il parcourt la forêt et la brousse irrésistiblement attiré par les tribus Pygmés. Il finit par rencontrer une jeune femme, avec qui il va connaitre une étrange relation, plus proche d’une initiation traditionnelle que d’une simple rencontre amoureuse.
Carine Geerts nous plonge dans l'univers de la forêt tropicale où tous les sens sont sollicités… dans une aventure fantastique mais pourtant bien réelle. On sent chez l'auteur la réminiscence de ses souvenirs d’une Afrique où elle a vécu plusieurs années et qu’elle a profondément aimé. Une Afrique où le corps et les sens sont aussi importants que la pensée qui prédomine chez nous.
Pour parodier le livre de Claude Levy Strauss ont pourrait dire "Tristes Pygmées" tant leur destinée n’a fait que de se dégrader… encore de nos jours. On ne peut que se désoler du gâchis que l’on peut observer de par le monde, de toutes ces cultures profanées par notre culture occidentale.
Aujourd’hui il est beaucoup question d’un « One World Village »… ne serait-il pas, hélas, le dernier visage de la normalisation destinée à parfaire le travail des colons et des missionnaires d’autrefois ?
Editions Brumerge a écrit le 09 avril 2008
Commentaire de aminelicia du forum de l'Huïtre Perlière
Je viens de terminer la lecture de livre de Carine Geerts. L'histoire de Mondélé ( il s'agit en fait du narrateur Willy Thijs, un homme "blanc" ) est émouvante et passionnante. Dès le départ, le décor est planté. De plus, l'emploi du présent, de phrases courtes et d'un style simple et direct confèrent au récit un souffle particulier. De quoi s'agit-il?
Willy est envoyé en mission, du Royaume de Belgique vers le Congo pour aider des populations indigènes complètement démunies devant les maladies terribles comme la malaria ou d'autres épidémies qui causent des ravages au sein des tribus congolaises. Depuis son débarquement à Matadi jusqu'au coeur de la brousse, le lecteur peut ainsi suivre pas à pas l'itinéraire de notre héros confronté à de nombreuses difficultés. En effet, la vie dans un pays rempli de forêts et d'animaux dangereux n'est pas aisée. Surtout quand la chaleur et les pluies tropicales fréquentes au Congo rendent l'atmosphère étouffante. Malgré cela, Willy accomplira sa mission et se rendra même chez les pygmées Babingas, réputés sauvages et inaccessibles à la civilisation occidentale. Au milieu d'une nature sauvage et en même temps attirante, dans un monde de beauté et de cruauté, il saura s'attirer l'amitié des pygmées Babingas et même l'amour de Aimée Bizi Bazouma, la fille du chef Joseph Banza Mukalay. Elle saura l'initier au rite de ses ancêtres, à l'Esprit d'Edjengui et aux mystères de l'Au-dela. Il s'ensuivra une passion dévorante entre les deux jeunes gens. Un Amour irrésistible les amènera à goûter aux plaisirs mystiques et plein de sensualité, d'une liaison que rien ne paraissait en mesure de briser.
Malheureusement, les préjugés raciaux (comment une noire pourrait-elle aimer un blanc?) et l'intrusion du Père KLOOS conduira au drame. L'épilogue est poignant et bouleversant. Aimée sera tuée par des policiers belges du district de Matadi, lors de leur intervention brutale contre les pygmées. Willy sera emprisonné et méprisé par ses "compatriotes" à cause de son amour pour Aimée. Jugé par une justice expéditive, il sera expulsé vers la Belgique. Avec au coeur un chagrin immense et un désespoir que rien ne saura atténuer.
En tout cas, c'est une très belle histoire qui nous montre aussi l'envers du décor des civilisations dites évoluées, avec leur racisme ouvert, leur mépris des "indigènes", et leur ignorance des coutumes et traditions solidement ancrées au sein des diverses sociétés africaines.
Même si les personnages sont fictifs comme le précise l'auteure, on sent tout le long de la narration que le Congo, lui, est bien réel. Ce qui ne lui enlève en rien de sa beauté, grâce au talent de l'écrivain.
Editions Brumerge a écrit le 09 avril 2008
MarcF du forum de l'Huïtre Perlière
Le livre raconte l’histoire de Willy Thijs, un jeune agent territorial au Congo belge de l’époque coloniale.
Willy est affecté dans un poste reculé et se met à aimer ce pays et ses habitants, contrairement à beaucoup de blancs de l’époque.
Il est attiré par la grande forêt et les pygmées Babingas, peuple farouche et ne supportant pas les contacts extérieurs. Willy devient le médecin de toute la population locale et trouve ainsi l’occasion d’être invité chez les Babingas. Il y rencontre Aimée la fille du chef qui lui laisse une impression inoubliable.
Quand le peuple Babingas est victime d’une épidémie, Aimée fait appel à Willy et leur amour éclot et croit avec les rites initiatiques imposés à Willy pour faire partie des Babingas. C’est une double initiation pour Willy, au peuple Babinga et à l’amour d’Aimée.
L’auteur dépeint superbement cette Afrique dont on sent qu’elle l’aime. On partage l’initiation de Willy et on vibre avec lui.
Malheureusement, nous sommes sous l’Afrique coloniale et un missionnaire à la recherche d’ouailles va découvrir nos amoureux et appeler la police à la rescousse. Aimée meurt dans l’échauffourée qui s’en suit et Willy est condamné à l’exil. Cette seconde partie du livre est poignante et on suit haletant les aventures de Willy et d’Aimée. Ce choix d’une fin triste doit être salué car il augmente la puissance dramatique du livre et correspond mieux à la réalité de l’époque qu’une fin heureuse.
Un superbe livre de Carine Geerts très abouti et prenant. Un bel exploit pour le deuxième ouvrage d’un écrivain amateur.
Carine Geerts a toujours été un rat de bibliothèque, amoureuse de la lecture. Au fil des années, sa propre création littéraire devint de plus en plus pressante mais elle n'osait s'y risquer. Elle voulait s'y donner d'un coeur léger et trouver le calme nécessaire dans sa vie personnelle pour se vouer à fond à l'écriture.
Depuis peu, elle est gagnée par ce virus. Ecrire est devenu pour elle, un plaisir solitaire et elle s'y adonne à longueur de journée. Elle en a fait son passe-temps préféré, délaissant la télévision sans s'en rendre compte. Elle aime tellement cela, qu'elle n'a plus envie de ne plus le faire. Ecrire est devenu pour Carine, un dépassement d'elle-même; c'est atteindre un objectif dans sa vie.
Interview de l'auteur
L'auteur n'a pas encore répondu à notre interview.
J’aimerais avant tout vous remercier d’avoir lu mon ouvrage "Mundélé" et d’en avoir fait des commentaires élogieux.
"Mundélé a été écrit pour plusieurs raisons :
D'une part, pour faire comprendre que le racisme à rebrousse-poil à l'égard du "méchant blanc" est dû uniquement par les jugements de valeurs émis par des personnes qui ne savent pas de quoi elles parlent.
D'autre part, les mensonges haineux à l'égard des congolais sont de la bêtise manifeste car pendant toute la période où j'ai habité au Congo/Zaïre, j'ai vécu au milieu d'eux. Je les apprécie pour leurs qualités de coeur, leur générosité, leur patience et leur subtilité d'esprit mais surtout pour leur joie de vivre.
De plus, l'écriture de "Mundélé m'a permis de raviver des souvenirs d'une terre de rêve où les facettes sont tellement multiples et passionnantes mais aussi de découvrir tout un Univers de pensées et d'aspirations profondément humaines à travers l'art et les rituels tribaux.
Bref, j'ai réellement "pris mon pied" durant toute la phase d'écriture de "Mundélé" et je suis heureuse de constater que cela se lit au fil des pages.
Melesi mingi à vous tous
Carine Geerts