Que dire de plus sur Raymond Matabosch? Rien d'autre?
Si je m'en tenais à ce début de portrait glacial, je mentirais.
C'est un homme qui tient ses engagements et qui se rive à ses conceptions Durant les huit mois où nous avions « travaillé » de conserve sur les volcans des petites Îles de la Sonde, je dois avouer, en femme étant, avoir eu, à nombreuses reprises, envie de faire l'amour avec cet homme pour moi fabuleux, pour les gens du métier, « un minus » qui ne connaît rien. Il s'en était toujours tenu à sa parole « Vous savez, Laure, permettez que je vous appelle Laure, je ne mêle jamais travail et sexe... », des paroles qui n'ont jamais cessé de résonner dans ma tête.
De plus, il est toujours levé aux aurores, tout en se couchant tard dans la nuit. Rentré du terrain, le repas du soir avalé, il part sur son ordinateur et il ordonne, des heures durant, les notes prises dans la journée. Un véritable bourreau de travail et, de surcroît, un bourreau des cœurs car il ne s'épanche jamais excepté dans ses écrits bizarrement rédigés.
Au début, il m'avait surpris. Où qu'il était, où qu'il se trouvait,,, il sortait des morceaux de papiers et il jetait des mots dessus qu'il enfouissait, ensuite, dans ses poches.
Là son portrait est achevé,,,
Et c'est avec fierté que j'ai préfacé son ouvrage, « Portraits croisés » dont, quelque part, j'ai assisté, involontairement, à sa naissance...
Et dire, - à l'époque où j'ai fait sa connaissance, j'en avais vingt sept, aujourd'hui j'en compte la quarantaine et un peu plus -, que je suis allé suivre des cours dans une faculté pour ne pratiquement rien y apprendre, si ce ne sont des grands mots. Aussi j'avoue que tu as raison quand tu dis que « La nature est un livre ouvert qu'il faut savoir lire »
Tout simplement: Merci Raymond, toi l'humaniste qui se refuse à une telle dénomination, - idiots sont tous ceux qui ne veulent pas t'entendre -,, pour tout ce que tu m'as appris.
Laure Nomdedeu.


