Et je suis là à guetter le temps qui passe, sans me soucier de ce présent néfaste, ni de ce futur inconscient auquel je rêve depuis trop longtemps. Seul l’aboiement du chien du voisin m’accompagne dans ma mélancolie hasardeuse et je reste passive au sujet d’un lointain passé. Je contourne inlassablement mes illusions perdues, pour ne pas me franchir la ligne rouge, celle à ne pas dépasser où les démons de l’inaccompli vous rongent lentement.
Si seulement je savais prier…
J’implorerais DIEU afin qu’il ôte en moi « ce putain de don » !



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