Catalogue > Nouvelles, poésie, essais > Essais > Suites à Miami (JF.Chénin)


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Extrait

A Miami, j'arpente en grand désordre avec l'intime conviction que tout s'ordonnera un jour. Tout : formes, vides, ombres, ombre des ombres portées, pans vertigineux du ciel sur les façades, grilles et feux, orages effacés de la mer, orages brusquement déplacés, ce qui a bougé, ce qui s'immobilise, gens espacés, hors d'un signe de la main. Décidément ne pas croire à ces regards qui diraient la peur de la perte d'équilibre, la peur finalement d'avancer, la peur de perdre les traces, les points symboliques et cardinaux de la pensée, où la pensée s'est effacée laissant encore un vide.

Détails du livre

JF.Chénin

Nouvelles, poésie, essais

Essais

11x20cm (Romantique)

Noir & Blanc

62

65226

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Site web de l'auteur : http://jfchenin.blogs.com/

JFrançois Chénin Né en 1954, en Lorraine. Il passe son enfance à l'étranger (Iran, Turquie, Grèce…) grâce à un père voyageur. Avec un arrière-grand-père prix Goncourt 1907 (Emile Chénin-Moselly), il revient souvent à cette Lorraine rurale, celle de la Moselle, des écluses d'Ecrouves et de Pierre-Latreiche, de la forêt de Haye et des Côtes de Toul. Scolarité secondaire Avignon puis études de philosophie à Grenoble. Sa principale occupation : la lecture. Tout débute avec La puissance et la gloire de Graham Green, il a onze ans. A treize, il tentera Balzac et aura du mal avec Proust. Plus tard, il entretiendra une correspondance éphémère avec Jean-François Lyotard, René Char, Francis Ponge, Gilles Deleuze, Georges Mounin, Eugène Guillevic et d'autres, sans suite. Il devient écrivain et, plus il écrit, plus il lui semble s’éloigner de ses contemporains. Sa référence reste Kant. Plus tard, beaucoup plus tard, il découvre Calaferte et Wittgenstein. Il revient toujours à René Char, pour la joie ou dans la peine. Il fabrique à un exemplaire Le livre d'art rudimentaire. Il passe un temps dans deux cabinets ministériels. Il effleure la politique mais il connait son monde par cœur, ce qui l'en éloignera. Il lit Pascal Quignard, fait une escapade aux Etats-Unis, Il séjournera à Albuquerque (où tout commence), puis au Canada, à Québec (où tout recommence). En musique Mozart, toujours Mozart. En peinture, Francis Bacon et Nicolas de Staël. Il est maire d'un village de 200 habitants. Tout l'occupe. Il passe de longues heures à ne rien faire. Il lit Yves Navarre, Albert Cohen, revient à la philosophie (Spinoza, Foucault, Althusser…). Il est depuis plus de 12 ans à l'étranger au service de la langue et de la culture françaises (en Israël, Inde et, aujourd'hui, aux Etats-Unis). Depuis l’enfance, il a le goût de l’ailleurs. Il s’intéressera aux auteurs des Editions de Minuit et à Claudel, Césaire, Blanchot. Il revient à la philosophie avec Montaigne, Voltaire et Herbert Marcuse, Clément Rosset et Marcel Conche. Il a trois enfants et il aime s'attarder à la terrasse d'un café (les passantes), il ne mange jamais de tripes, il aime le gris, le noir et le bleu du ciel, les déserts silencieux et vides, les fins de journée sauf le dimanche.
L'auteur n'a pas encore répondu à notre interview.