Ce récit ne s’adresse pas à la jeunesse.
Il traite d’un sujet qui ne la concerne pas : le regard qu’un vieil homme porte sur plus de quatre-vingts ans de sa vie.
Il traite de la jeunesse, pourtant. Mais la jeunesse que l’on vit n’est pas la même que celle que l’on revoit dans le rétroviseur de sa mémoire. Quelle que soit la qualité de ce miroir, il déforme : c’est sa nature.
C’est pourquoi ce récit est dédié à tous les vieux.
J’ai embarqué un beau matin dans le train de la vie ; il y avait de nombreux passagers. Ils sont tous descendus au fur et à mesure du voyage.
C’est pourquoi ce récit est dédié à tous mes fantômes.
Jean Bernot


