"Quand le Gwalarn passe" est le premier recueil de poèmes de Valérie Galerne. De souche bretonne, cette jeune femme de seize ans au moment des faits arbore le style vindicatif dont elle se sent héritière. "Gwalarn" est le mot celte désignant un vent de nord-ouest connu sous le nom francisé de "Vent de Galerne".
Si parfois la tristesse du ton rappelle un certain romantisme, le malaise grandissant au fil des mots finit par s'imposer au lecteur. Mais, là encore, la surprise est de taille car le mal se meurt bien vite dans un soupir lascif, point final de l'ultime poème. Le "Gwalarn" a terminé sa course folle et s'est endormi...



Mari Gwalarn est le pseudonyme de Valérie Galerne, artiste peintre et sculpteur, auteur de scénographie et jeu pédagogiques. C'est à douze ans qu'elle participe à l'écriture d'un premier roman "Le Drame de polvern". derrière le pseudonyme de "Silien Kerfontaine" se cachent plusieurs élèves de 5ème d'un petit collège breton et leurs professeurs. C'est pourquoi Mari Gwalarn écrit ceci : " Je dois d'être née une deuxième fois, et pour de bon cette fois là, à mon école et à des enseignants qui ne vivaient que pour leur métier de passion. Ils m'ont insufflé la certitude que je pouvais réaliser de grandes choses à partir d'un tout petit rien, mon imagination, mon souffle, en le livrant au jugement impitoyable et tellement humain des Autres et à leurs appétits dévorants de rêve..."
L'artiste précoce fit de sa passion, quelques années plus tard, un métier.