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INTERVIEW DE BERNARD BAUDOUR

Bernard Baudour a 54 ans. Il habite à Comines-Warneton, ville belge enclavée entre Flandre, France et Wallonie. Il raconte des histoires extraordinaires avec beaucoup d’humour et de légèreté, à l’image du monde dans lequel nous vivons.

 

1) Parlez-nous un peu de vous ! (âge, ville, etc)

Je m’appelle Bernard Baudour. J’ai 54 ans, je suis marié et j’ai deux garçons de 28 et 30 ans. J’ai travaillé dans le secteur informatique pendant 30 ans et je me consacre maintenant entièrement à l’écriture. Je suis né à Comines-Warneton, ville belge enclavée entre Flandre, France et Wallonie, à deux pas de Lille. Autrefois flamande, elle fut en 1963, année de ma naissance, cédée à la Wallonie en échange des Fourons. Elle n’est pas dirigée par un Prince, mais elle ressemble un peu à une principauté. Cette origine me donne, je pense, un côté apatride que je cultive.

 

2) Qu’est-ce qui a déclenché cette envie d’écrire et à quand remonte cette passion ?

Cette passion remonte à mon adolescence. Les premiers amours platoniques inspirent les premiers écrits. Ensuite, devenu adulte, ce sont plutôt les frustrations de la vie qui nourriront mon premier roman, l’histoire d’un gars mal dans sa peau qui décide de quitter son boulot. Je l’ai écrit en 1990 et achevé en 2015 grâce à l’opportunité que TheBookEdition offrait. Je réalisais un rêve. Depuis, j’ai compris que ce n’était que le commencement d’une belle aventure.

 

3) Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Elles sont multiples. Des articles dans des revues scientifiques, des reportages, des romans m’aident à tisser une intrigue. Je sais d’où je pars et où je veux arriver. Ensuite, l’écriture se libère et je deviens le pantin de mon imagination. Les protagonistes mettent fin à ma domination et n’en font qu’à leur tête. C’est à ce moment-là que je ressens le plus de plaisir. Le plan établi explose. Mais je suis obligé, comme un capitaine de bateau, de maintenir le cap.

 

4) De quels écrivains vous sentez vous le contemporain ?

Jules Verne pour son imagination, sa vision du monde et ses voyages extraordinaires. Voltaire, surtout pour Candide qui me fait beaucoup rire. Et Daniel Pennac pour sa saga sur les Malaussène. Ce fut pour moi comme une illumination.

5) À quel moment de la journée (ou de la nuit) écrivez-vous et où ? Suivez-vous une organisation précise pour planifier vos séances d’écriture ?

C’est très organisé. Avec 30 années de gestion de projet, je traîne un lourd fardeau derrière moi ! Je commence le matin vers 9 h et je termine vers 16 h. J’essaie, dans mes périodes fertiles de suivre un plan de 1000 mots par jours. C’est parfois plus, parfois moins, mais ça me donne un objectif.

 

6) Écrivez-vous en musique ? Si oui, quel genre de musique ?

Pas du tout et je dirais même au contraire, j’ai besoin du calme absolu. Quand mes mains s’agitent sur le clavier, gare à celui qui vient troubler leurs battements ! Par contre, les chanteurs m’ont inspiré. J’ai été bercé par Brassens et ses tournures de phrases m’ont aidé, c’est certain.

 

7) D’où vous est venue l’idée de votre dernier livre ? 

L’écervelé, c’est l’histoire d’un garçon qui se retrouve dans le corps d’un autre. Un génie du cerveau, des nanotechnologies et des neurosciences l’a utilisé comme cobaye. Mais c’est plus une aventure délirante qu’un traité de sciences médicales, rassurez-vous ! L’idée est venue lors du décès de ma grand-mère. J’aurais voulu que quelqu’un prenne une photo de son cerveau pour connaître tous les secrets qu’elle gardait au fond elle. C’était une femme formidable qui avait fait partie de la résistance. Plus tard, j’ai lu un article sur le transhumanisme qui expliquait qu’il était maintenant possible de sauvegarder les mémoires. Le roman pouvait s’écrire.

8) Comment faites-vous votre promotion ?

Des articles et des vidéos sur les réseaux sociaux, sur mon site internet, dans les médias locaux et un salon du livre, celui de Bondues encore grâce à TheBookEdition. Des présentations à la bibliothèque de ma ville. L’auto-édition demande d’être écrivain, correcteur, éditeur, graphiste et commercial. Cela représente beaucoup de métiers réunis en un seul ! C’est fastidieux et je ne suis jamais plus heureux que lorsque j’écris.

 

9) Quels sont vos projets ?

Je termine la rédaction de mon troisième roman. C’est la suite de l’écervelé. Le roman pourra se lire sans avoir lu le premier. Édouard essaiera de retrouver les soldats de plomb avec lesquels il jouait enfant. Comme d’habitude, rien ne se passera comme prévu. En retournant sur la trace de ces aïeux, Édouard fera une nouvelle rencontre qui lui en apprendra beaucoup sur son passé.

 

10) Vous écrivez des romans, quel est votre genre littéraire préféré ? Avez-vous envie de vous lancer dans d’autres types de littérature ?

Je navigue entre le roman policier et le roman d’aventures et je suis assez tenté d’y ajouter la saga familiale. J’ai tant de mal à créer des personnages que quand ils existent, je ne peux plus m’en séparer.

 

11) Qu’espérez-vous déclencher chez vos lecteurs à la lecture de vos livres ?

Ce que j’ai moi-même ressenti lors de mes grandes émotions littéraires, des larmes et des rires. D’ailleurs, il m’arrive de rire ou de pleurer quand j’écris. Je me dis qu’en travaillant et en me perfectionnant, peut-être arriverais-je un jour à faire ressentir les mêmes émotions chez mes lecteurs.

 

12) Comment imaginez-vous l’avenir de l’édition en France (et en Belgique ;) ) ?

Je suis bien placé pour savoir que le monde évolue à une vitesse exponentielle. La vérité d’aujourd’hui ne sera pas celle de demain. Les grandes maisons d’édition mettent en avant un ou deux auteurs lucratifs pour en faire vivre une centaine d’autres, bourrés de talent, mais moins vendeurs. À côté de cela, l’auto-édition permet une formidable démocratisation de l’édition. Tout le monde y a accès grâce à des sociétés comme TheBookEdition. Comme d’autres arts tels la sculpture, la peinture ou la musique, le créateur « écrivain » n’a plus besoin d’une structure externe pour voir son œuvre achevée. Il peut tenir en main son propre livre pour un prix de fabrication dérisoire. C’est assez extraordinaire !

 

13) Vous vous êtes auto-éditée, pourquoi ne pas avoir tenté votre chance auprès d’un éditeur ?

 En France, sur 5000 manuscrits par an, très peu sont sélectionnés par les maisons d’édition. Je ne leur propose pas mes manuscrits. C’est un gain de temps, de papier et d’énergie pour tous les deux. Je suis un écrivain « écoresponsable ». Sans rire, je pense que j’y viendrai, rien que pour obtenir un peu plus de confiance. En vieillissant, j’ai tendance à ressembler à ce Jean Gabin qui chantait « Je sais qu’on ne sait jamais ».

Mais si l’on regarde le passé, jusqu’au 18e siècle, il n’y avait pas d’éditeurs et les écrivains se débrouillaient pour publier leurs ouvrages. Ils pratiquaient déjà de l’auto-édition. Même si ça ressemble à une démarche « 2.0 » ce n’est pas du tout moderne.

 

14) Vous avez choisi TheBookEdition ? Le conseilleriez-vous à d’autres auteurs et pourquoi ?

Chez TheBookEdition, mon édition ne me coûte pas un sou. Pas besoin d’avancer 1000 ou 2000 euros comme on le voit souvent sur d’autres sites ou chez de faux éditeurs. Ensuite, c’est une petite entreprise qui sait soigner ses clients. Elle est très réactive. Elle produit un travail de qualité, tant au niveau de la couverture que de l’édition en elle-même. Et elle apporte même un soutien pour la promotion grâce aux salons et à son site internet. Je ne lui connais pas de concurrents.

 

 

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