Carole Détain

SUR LE SEUIL

... Maude n’avait cessé d’apercevoir, au cours de leurs promenades, des familles, mari et femme, ou père, mère et enfants, qui s’équipaient, chaussure

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171866

Reliures : Dos carré collé

Formats : 11x17 cm

Pages : 114

Impression : Noir et blanc

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SUR LE SEUIL
SUR LE SEUIL
... Maude n’avait cessé d’apercevoir, au cours de leurs promenades, des familles, mari et femme, ou père, mère et enfants, qui s’équipaient, chaussure

Autour de Carole Détain

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Ses ouvrages
Résumé
... Maude n’avait cessé d’apercevoir, au cours de leurs promenades, des familles, mari et femme, ou père, mère et enfants, qui s’équipaient, chaussures de voile enfilées et gilets de sauvetage ajustés, et qui partaient en mer… nous ne pouvons pas louer, s’était-elle dit… il n’y a donc qu’une solution… il suffit d’acheter un bateau… Elle était arrivée à cette conclusion qu’elle ne révéla pas à Thibault. Il l’aurait trouvée farfelue. Et elle se mit gaillardement en quête de l’objet convoité. Elle ne tarda pas à trouver, sur le parking du yacht club, une coque semblable à celle d’un Vaurien, mais dépourvue de gréement. Elle semblait abandonnée… j’essaierai de rencontrer le propriétaire, se dit-elle… ce bateau parait oublié…
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Commentaires faits depuis janvier 2019 sur "sur le seuil" et romans précédents de Carole Détain :


‎ Bac c, commentaires de Ghislaine B

délicieux retour en arrière dans ces années inoubliables que sont ces années du bac.
Cette ambiance intérieure de doutes, d’euphorie. Les hormones en pleine effervescence et la tête qui va exploser.
Maude, cette jeune fille va exploser mais elle implose. Elle est étriquée et coincée dans ce foyer, devant la télé avec sa famille, toute sa famille.
Elle a un poids énorme de « réussite » sur les épaules. On ne lui demande pas ce qu’elle en pense. On l’oblige à réussir. Son père accentue cette attente en disant qu’elle a une mention très bien, déjà bien à l’époque c’était « plus que très bien ».
J’aime le passage avec la correspondance avec sa cousine. J’aime le passage du travail au garage avec son père.
Le stress était tel pour moi qu’à la moitié du livre j’ai regardé la fin pour lire si Maude avait bien eu son bac. Je ne voulais pas continuer la lecture sans savoir. Plus sereine, j’ai suivi Maude dans ses révisions, ses interrogations, sa décision de vivre… d’aller au cinéma.

Maude a fait ses révisions seules, soulignant le manque de préparation aux oraux.

L’écriture est rapide comme les dates du calendrier qui viennent nous rappeler le temps qui court, le compte à rebours … Le récit sous cette forme m’a beaucoup plu.


.T inquiète pas maman , livre 1, commentaires Ghislaine B
J'ai terminé "t'inquiète pas maman", tome 1, je reste sur ma faim et espère pouvoir lire le tome 2. Pour lire l'entretien avec la prof de français !
J'ai beaucoup aimé les lettres du fils à sa grand mère. L'oeil de loin de cette grand mère qui apparait au bon moment pour conseiller sa belle-fille.
Pour l'école : je trouve que C. D. décris bien l'angoisse des mères dès que leur enfant entre à l'école.
Maude fait de son mieux. Un de tes fils a besoin qu elle s 'occupe de lui . il se sent important à ses yeux.


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T’inquiète pas maman . Livre 2. Commentaires de Ghislaine B
Ce livre se lit très bien. Il est rythmé et les phrases coulent comme le temps qui passe.
Le jour d’après : un film que j’aime aussi.
Rigolo : accroc à la wii. Belle invention, des jeux très instructifs.
C. D. n’épargne pas l’école : les devoirs, les leçons.
L investissement énorme de Maude auprès de ses garçons. Toujours prête à répondre au besoin, les devançant même, à n’importe quelle heure.
Les lunettes : panique à bord. Maude court pour avoir son verre le plus vite possible. Mais le garçon aurait pu le signaler. D’ailleurs Maude le lui dit.
J’aime l’expression : l’envers de son existence.
La débacle de l’amie. Ce qu’elle raconte qui fait écho à Maude . Mais elle, ne se confie pas.
Le mari de Maude exige d’elle: compétence, réussite, prévoyance, présence et attention envers lui. Comment elle a pu s’échapper pour réaliser ses ateliers d’ecriture sans culpabilité.

J’aime le portrait de la grand-mère Manou. Elle me fait rire. Elle est décrite à merveille. On l’imagine comme dans un film.




T’INQUIETE PAS. LIVRE 3, commentaires par Ghislaine B
Mes impressions :
Un récit rythmé, rapide, exprimé avec des phrases longues, avec des succession de verbes, d’actions qui rendent le récit encore plus vivant.
José, un ami du fils : quel personnage , Effrayant et attachant à la fois.
Maigrir et grossir : la lutte de bien des personnes et oui donc la grand-mère gâte ses petits-enfants par la bouche
L’avenir des enfants : touchante cette phrase « Les larmes coulaient sur les joues de Maud. »
L’épisode du poker : caché aux enfants, on dira qu’il joue au bridge. Amusant.
La douceur d’Istanbul : très bon souvenir de cette ville
Ce sera mieux de se blesser à 19 ans qu’à 50 : faire sa crise d’adolescence à 50 ans est effectivement dramatique dans une vie.
On sait enfin pourquoi Maud est exigeante avec ses enfants : la banlieue sud et le prof de maths nous apprennent d’où Maud vient et ce qu’elle a ressenti dans son enfance et sa scolarité.
je trouve cette phrase très touchante : il adore étudier avec son frère
La mère de maude veut etre la grand-mère principale.

La voisine : De nouveaux personnages qui intriguent. Une vie dans une vie. Apporte de l’humanité aux personnages.
Des enfants inactifs : oh quel horreur ! C’est bien le problème de la jeunesse, ils ne savent plus ne rien faire… alors ils sont sur leur console vidéo… avant on pouvait leur dire de lire…
Maud trouve décidemment qu’elle ne réussit pas grand-chose : NON, le lectrice n est pas d’accord
j’aime la description des sentiments de Maud, cette maman qui vit avec son fils, la période des examens.
Maude a rencontré les comprimés sur ton chemin. Quand il s’agit de cachet pour la tension, on ne se pose même pas la question, on avale et basta !
L’attente est longue pour savoir sur quel texte le fils est tombé…
Un vrai soulagement quand on apprend qu’il a son bac de français sans point à rattraper…. Alors que la cousine…
On vit avec la famille de maude comme on vivrait avec nos enfants. Des ressemblances qui résonnent en chacun et qui font naître une sympathie pour tous les personnages.







D’une fenêtre, le ciel, livre 1, commentaires de islaine B
Je l’ai lu vite. J’ai beaucoup aimé. Les chapitres courts sont pour moi une motivation pour lire un de plus et encore un de plus… et j’ai lu sans m’en rendre compte…
Une grande compassion pour le mari de Maude et ses yeux. C’est terrible de savoir ce qui peut nous arriver pour l’avenir.
Ce ne peut être un hasard que mêmes organes
J’aime tout au long de ce livre, les clins d’œil aux livres ou films comme le journal d’Anne Franck. Ces clins d’œil sont je pense des traces utiles, importantes et très émouvantes. Un long dimanche de fiançailles, livre et film.
Mimi Mathy, ange gardien, est cité, avec humour et lucidité.
J’adore le dévouement de maude qui va jusqu’à lire les lectures imposées pour ses enfants. Je pense que c’est bien et que cela créé un lien avec les enfants.
Cette phrase résonne. « Maud ne se rend pas malade pour autant » parce que Luc ne travaille pas comme elle le voudrait. Oui on peut se rendre malade pour ce qu’on croit important pour son enfant et pas uniquement pour sa santé. Non, les enfants ne s’en sortent pas tous à l’aide de leur potentiel.
J’adore la fin du livre où le fils prend conscience de sa chance d’avoir sa mère même s’il ne le dit pas comme ça. La compréhension de Maud pour son fils en pleine adolescence est touchante.
Et la mère de Maude : un conflit dont Maude n’a pas besoin, qui rajoute un climat pesant.
Le livre de Maude : Son nouveau-né comme elle l’appelle si affectueusement… Avec ce livre, on entre dans les entrailles de Maude.



D’une fenêtre le ciel, livre 2
Une suite dans la continuité. De nouveaux éléments et nouvelles anecdotes (comme le sapin) nous permettent de cerner de mieux en mieux les personnages.
Un style métaphorique de plus en plus affirmé. Il est mélangé à la vie quotidienne de Maude comme ses pensées. Elle oscille entre pensées philosophiques, métaphysiques pour sa survie et un langage plus terre à terre qui la rappelle à la réalité.
J’aime bien les descriptions vestimentaires de Maude dans le chapitre une jolie robe, puis sa tenue pour le réveillon. Aperçues du personnage par le petit bout de la lorgnette !
J’ai trouvé très émouvant le passage de la première invitation, leur rencontre, leur mariage.
Une grande tendresse plane sur ce couple qui cherche à vivre au mieux au gré des évènements familiaux. Thibault voulant avoir le dernier mot et Maude plus maligne attend le moment propice pour arriver à ses fins dans l’intérêt de tous. J’adore la métaphore : « Elle est mêlée à lui quand il est en forme » qui est à mon sens une déclaration d’amour.
L’évocation avec pudeur et rage du film « Pretty Woman » correspond à ce que de nombreuses mamans ont pensé mais n’ont pas osé dire suite à son succès international. Les acteurs sont géniaux mais il est indispensable de mettre au cœur du débat que si ce film veut ressembler à un conte des temps modernes, le métier de cette jeune femme ne peut être un modèle pour nos jeunes filles. J’ai deux filles et j’ai dû avoir ce débat avec elle. Elles ne savaient pas ce qu’était une prostituée, la conversation fut difficile.
Le système éducatif subi par les garçons soutenus par leur mère nous apparait pesant, contradictoire, maltraitant sans remords. Puis on apprend qu’ils auraient pu suivre un autre cursus, plus « simple, plus facile, avec des professeurs aussi compétents mais peut être plus laxistes ? ». Dans le public aussi on peut devenir un bon élève, riche ou pauvre, intelligent ou en difficulté. De grands hommes et femmes sont sortis du système éducatif public. Ce sont les études supérieures qui ont fait la différence. L’argent, pour régler les frais d’inscriptions et les années d’étude qui étaient des salaires en moins pour les enfants des classes ouvrières.
Quant aux élèves qui sont scolarisés près « des bons établissements », ceux ayant le meilleur taux de réussite au Bac, on connait la stratégie des parents qui sont choisissent leur domicile en fonction du secteur du lycée visé. C’est facile d’avoir les meilleur taux quand on n’a plus que les élèves le plus en réussite !
La fin de ce livre est mélancolique. Cette allusion au départ des garçons ne nous parait plus si simple plus le moment approche.


D’UNE FENETRE LE CIEL -tome 3 – commentaires de ghislaine B
… Une exellente traversée de cette période de ta vie, documentée, touchante et philosophique…

Un délicieux moment de lecture. Nous voilà au cœur des préoccupations fondamentales de Maude. L’auteur nous donne les clés de ce qui se passe dans la tête de Maude :
- Garder ses deux garçons au près d’elle le plus longtemps. Passionnant la conversation de la mère qui se rassure en disant à son fils mais tu viendras me voir de temps en temps… pour s’entendre répondre non, j’irai voir Manou.
- Les relations avec sa mère qui redeviennent « normales » mais pleines de sous-entendus (Tu auras les mêmes soucis que ta mère, le gendre et la belle-mère…)
- magnifique métaphore : L’amitié, un édredon douillet
-Aller dans l’espace, quelle famille n’a pas eu cette conversation ? rêve maintenant accessible pour le commun des mortels excessivement riche, une dure réalité si un jour il faudra chercher un plan B !
- Drôle :: « Lits fantastiques hissés jusqu’au plafond », l’idée me plait beaucoup et me fait penser à mary poppins . L’espace doit être génial la journée.
J’adore l’Autodérision catholique quand les garçons ne viennent pas à la messe car ils ont bien travaillé et « n’éprouvent pas de grande gêne vis-à-vis de dieu ».
Annus horribilis pour un divorce, elle a un peu exagéré la reine d’Angleterre ?
Maude se perçoit comme « Une radine de l’écriture ». A chaque page elle se dévoile. Les détails de sa vie sont réalistes et transportent le lecteur dans son monde. C’est de la générosité pas de la radinerie.
je ne mettrais pas de point d’interrogation. La vie serait plus douce pour moi si tu étais heureux ? On devrait toujours faire en sorte de rendre la vie plus douce à ceux qu’on aime.
Le BAC, Ouf, il l’a eu, du premier coup. Luc file chez sa grand-mère. Il racontera. Il dira tout. Il n’oubliera pas les larmes dans les yeux de sa mère. Cette phrase est très émouvante et est parfaite pour le point final.

Dire le monde, commentaires de Ghislaine B
j’ai passé un délicieux moment de lecture avec Maude.
Des passages ont fait écho :
- Elle ne se sent pas aimée, comme elle le voudrait par sa mère. C’est un sentiment terrible
cette déception de la fille dont la mère dit toujours le mot de trop.
- J’ai ma vie en tête dit Maude à son psychiatre. Je trouve cette expression plaisante et parlante à la
fois.
- Ils sont tous sérieux à l’école : dit Luc le fils ainé !!!!!
- Elle est désertée par la joie : triste et association de mots qui me plait
- Elle ne peut rester seule une journée : il faut s’occuper pour ne pas penser ?
Alors là, j’ai adoré le passage de l’arrivée du premier enfant : le miracle inespéré, l’enfant était en
elle, le test de grossesse, de belles images, tendres …
- Maude ne fit que projeter sur ses enfants sa façon personnelle de lutter contre ses propres
démons. Mêmes conclusions.
- L’alerte rouge est activée, d’où le contrôle exercé sur le travail scolaire et sur le temps libre
des garçons. Même conclusions
- « L’écriture aide à vivre »
Melle VETE : Maude se demande, comment la vie demeure possible avec la déception et la colère
logées au fond du cœur. effectivement , -elle est possible mais elle ronge de l’intérieur, on
vit mais on meurt à petit feu.
L’école devrait donner accès au monde économique, Mme VETE exige que l’école permette l’accès à
la culture… je pense que l’école doit donner les tehcniques pour apprendre et permettre à la fois
d’accéder à un métier et/ou se cultiver toute sa vie.
épisode des ordinateurs sur le palier.
« Luc parlait à Maude… il dévoilait un pan de son paysage intérieur »
l’épisode du cours de ski avec les lunettes cassées de Luc… cela pourrait passer pour drôle
après coup.
- Les coups sont modestes mais leur répétition se révèle ravageuse. Ceux qui portent les coups
ne se rendent pas compte des ravages qui se produisent au fur et à mesure des années. A un
tel point qu’un jour on ne peut plus le supporter, on ne peut plus pardonner. Et l’autre de
dire : oui mais je ne comprends je te l’ai déjà dit . Maude se tait mais quelquefois le silence n’est pas d’or.

Je me suis régalée avec : Les départs en vacances, les billets de train, les erreurs de date… puis la fin…
Après les résultats, tous les quatre à la même table dans un café en Espagne… Je n’imaginais pas Maude comme cela mais en fin de compte cela lui correspond assez. j’ai bien ri !
Alors, la phrase finale, « Thibault vit l’un des plus intenses instants de bonheur de toutes ses
vacances... »
Ouf, enfin Thibault est heureux… Alors Maude doit être aux anges… pas besoin de le dire car ce qui
est important et qui apaise le lecteur après toutes les colères de Thibault et les inquiétudes de
Maude au sujet de son mari c’est que Thibault n’ait plus rien d’autre à faire que d’être heureux…
Superbe la fin…
Dire le monde (début) commentaires de Jean C.
Carole Détain - Dire le monde

Carole nous offre un extrait de sa saga familiale avec Maude jouant un rôle pivot au sein de sa famille. Le projecteur est ici braqué sur son mari Thibaud, ses deux fils Luc et Simon, et principalement sur sa mère Claire pour laquelle les rapports se sont délités avec le temps. Les enfants ont grandi, ils ne voient plus leur grand-mère qui, elle, s'est recroquevillée dans sa coquille. Maude essaye de la sonder tout en finesse mais la vieille dame ne se livre pas. Maude fera tout son possible pour que ses enfants recontrent leur grand-mère.
Vient aussi une séquence où Maude cherche à parer la mauvaise influence, selon son appréciation, d'un ami de ses fils. Le père s'en mêle et voilà qu'un mini drame éclate. Des explications s'ensuivent dans la voie de l'apaisement.
En bref, un beau texte où les ressors psychologiques sont savamment démontés, une lecture agréable d'un quotidien dans lequel beaucoup peuvent se reconnaître.
Dire le monde (début) Commentaires Isabelle M

Maude essaie de comprendre les relations pas vraiment satisfaisantes entre elle et sa mère. Claire, assez conformiste dans sa façon de penser, qui peine à comprendre sa fille dans sa singularité, sa complexité. Du coup, la mère se retient et la fille se sent peu aimée, le tout étant attristant. Faisant pendant à Claire dans cet extrait est le mari de Maude, Thibault, peu enthousiasmé par la campagne, ce qui crée une atmosphère de malaise qui risque de replonger Maude dans ses angoisses. Mais l'extrait se termine sur une note plus optimiste: Maude parvient à exprimer à son mari son point de vue (sur le comportement d'Arthur, un ami du fils) et s'affirme dans une forme de sérénité.
L’écriture est précise, dynamique: on visualise très bien les scènes. On éprouve beaucoup de sympathie pour Maude qui finalement ne se laisse jamais vaincre par l'apathie, l'inertie des autres.


Une eblouissante vie de couple, recueil de nouvelles , commentaires de Ghislaine B
3 nouvelles faciles à lire qui nous font découvrir l’univers de Maud. Ainsi même si on n’a pas lu les ouvrages précédents on les comprend .
On présente en douceur les problématiques car il y a moins de conflits.
Les récits sont plaisants à lire et bien campés dans leur époque.
Le huit clos à 4 permet une intimité avec le lecteur.
Ils sont harmonieux car ils se font suite (comme une gamme) et sont aussi rythmés par la période courte des vacances qu’ils racontent.

VERANDAS ET BALANCOIRES
Une réunion littéraire chez Maude annulée.?
J’aime le « pas vu, pas pris ». Mensonge ou calme bien mérité ?
Je trouve que la remarque de l’ecrivain connu , Henriette… pour ne pas être submergée par ses lecteurs, va contre le principe de la notoriété. Si on écrit c’est pour être connu donc le revers est un minimum d’échanger avec ceux qui la lisent ? Une façon de voir que j’ai du mal à comprendre.
AU CŒUR DE LA MONTAGNE
J’adore le passage page 11 qui pour moi ressemble à une déclaration d’amour déguisée, pudique… « Elle le vit qui approchait, elle mesura son bonheur… elle avait de la chance. »
J’aime bien le passage de comparaison du travail d’ecriture avec celui du paysan et les expressions, « elle est besogneuse », « son sillon à creuser »
« Maude savourait la vie de famille telle qu’elle ne la connaissait pas à Paris » : moments entre parenthèses des vacances permettent à la famille de se souder.

Quelle belle intention : elle encadra la dent de requin, laisser une trace de la délicatesse du père envers le fils… j’aime ce passage raconté de façon poétique.

UNE EBLOUISSANTE VIE DE COUPLE
Dans ce roman, on attend que Maude parle de son couple. Et dès le début, elle parle des amies, et encore des amies … on ne comprend pas où l’auteur veut en venir… Puis vient le couple de Valérie. Elle que le lecteur déteste au début pour les remarques sur les écrits de Maude, on se surprend à la plaindre. Puis on finit par comprendre pourquoi cet épisode explique ce que Maude ne pouvait pas dire à haute voix… « comment peut on critiquer quand on ne supporte pas les critiques ? » une très belle leçon de vie… Valérie qui ne croit pas en ses textes, donc elle ne peut comprendre ceux des autres.
L’alcoolisme du mari de Valérie : atroce, provoqué par l’absence d’amour de sa mère… puis il parvient à s’en sortir pendant 8 ans et la rechute à cause de ce verre tendu… comme Valérie a dû s’en vouloir . Les fêtes tentent pour les « alcooliques »… l’alcoolisme mondain accepté mais qui devient gênant quand il est quotidien… L’alcoolisme est un fléau mondial.
J’adore le paragraphe des poupées russes : des vies qui s’emboîtent.
Martine Trendki a écrit sur la vie trépidante d’une enseignante : rend le lecteur curieux.
J’aime la fin : elle trouve le courage de poursuivre son minutieux ouvrage.


Sur le seuil, Commentaires par Ghislaine B
.
C. D. peut donner n importe quel livre a un nouveau lecteur, il est autonome.
j' ai bien aimé les descriptions des familles a l église. Les descriptions sont complètes . On s' y plonge aisément.
Pour Rosalie il n' y a que ceux qui ne connaissent pas la maladie qui ne peuvent savoir ce que c est qu une personne qui te soutient pendant cette épreuve.
j' aime bien quand le récit est animé avec une aventure insolite comme l écriture dans le bus, les râtés du train...
La sœur de maude a pu bénéficier de la maison. On a vraiment de la sympathie pour Maude et sa famille, ses amies...
Quand on lit en s imprégnant du monde de maude, il a le mérite d exister et C. D. parvient a en parler sans se vanter, sans en être lassée , sans honte, rien que pour le partager. J' apprécie.



Sur le seuil, commentaires de Chrstine B
l’ambiance des états d’âme de Maude se ressent au travers d’un quotidien apparemment lisse….

SUR LE SEUIL commentaires de Ghislaine B
J’ai trouvé cet ouvrage très émouvant. J’ai été touchée par cette maman dont l’amour a évolué et grandi avec ses enfants.
Toutes les pages sont une hymn à l’amour maternel. Maud respire avec ses deux garçons, s’inquiètent pour eux. Tout en craignant leur départ, en leur souhaitant et les y encourageant, ne serait-ce qu’une séparation pour les vacances.
Elle poursuit son petit bonhomme de chemin entre l’écriture et les bienfaits de la mer. Elle nage tous les jours dans l’eau de Bretagne, vivifiante… Elle nage dans le bonheur qu’elle cultive et qu’elle récolte enfin après avoir semé tant de graines toutes ces années.
Cette complicité entre les deux frères, frères-copains, est magnifique.
Maud observe et fait vivre sa famille avec discrétion et humilité : « elle était ravie mais elle sut, cela va sans dire, demeurer sobre et peu démonstrative. »
L’attitude de Thibault qui l’inquiète mais elle assume : « il me faudra l’aimer, malgré tout… »
Phrase poétique : « le spectacle de la mer…. La pluie ainsi qu’un vent puissant fouettaient les vagues surmontées de leur dentelle d’écume blanche. »

    Isabelle Moreno

    Autre opus de Carole Détain, riche, apportant annuellement son pesant d’existence. Pour pouvoir poser la sienne, continuer de la modeler, et enrichir la nôtre de toute cette nouvelle expérience acquise, cet été-là à Ker Bihan en 2012.

    Son titre ? Il peut s’entendre de façon statique (On reste sur le seuil de quelque chose, on n’ose avancer…) ou dynamique (On veut le franchir pour qu’ici, en l’occurrence, l’énergie familiale continue de circuler de manière vitale, créative…).

    Tout compte fait, rares sont les moments du livre où on sent Maude, la narratrice, bloquée, figée dans l’angoisse. De son propre aveu, modeste, lucide, elle se trouve dans l’incapacité de se poser, se comparant volontiers à une « formule un » ! Il faut qu’elle avance, se trouve une solution, des stratagèmes, pour résoudre ses difficultés, tout en gardant une conscience aiguë de ses propres fragilités (elle se compare à de la porcelaine). Dimension qui rapproche le lecteur de Maude, suscite sa profonde empathie.

    Maude, à la fois très intellectuelle et très affective, éprouve toujours un vif besoin de culture et d’harmonie familiale, composé de forces qu’elle a su insuffler au sein de sa famille. Ses enfants comprennent ses aspirations. Mais son mari, se retranchant parfois derrière ses propres préoccupations, semble, dans ces moments, la renvoyer à sa propre solitude, ce qui la fait cruellement souffrir.
    Mais, d’un livre à l’autre, Maude change, se révélant de plus en plus forte, parce qu’elle fait toujours effort, voulant percer à jour les mystères de son propre fonctionnement (de sa sensibilité), de ses besoins (pour la première fois, elle ira cet été-là chaque matin nager seule).

    Volontaire, active, pleine de ressources, elle trouve toujours le moyen de se sortir de ces impasses.
    Comme parler à son rythme sur le répondeur de ses interlocuteurs (celui de son mari, de ses amies Virginie, Fanny, Rosalie…), préparer des notes pour une conversation plus riche en face à face au restaurant, écouter dans les moments creux de communication l’enregistrement d’un livre fleuve du romancier japonais Murakami.
    Et puis écrire, année après année, devoir qu’elle s’impose, que son amie Virginie lui rappelle.

    Mais la peur de l’impasse, du grain de sable qui risque de tout enrayer reste omniprésente (quand, par exemple, Thibault fait une chute).
    Chaque journée doit être pensée à l’avance en fonction des forces et des failles de chacun. En période de vacances, l’organisation semble bien synchronisée. Le matin, le mari part seul prendre son café et lire la presse pendant que Maude effectue ses rangements puis va se baigner. Les deux garçons se lèvent tard, puis louent un bateau ou une planche à voile. Le midi Maude et son mari se retrouvent dans un restaurant pour déjeuner avant une partie d’échecs et une longue promenade au bord de mer. Le soir, la famille se rassemble autour d’une partie de poker, un film.
    Maude craint l’oisiveté tout autant pour elle-même que pour ses enfants. A la fin des vacances, au dernier chapitre, quand tout s’achève, Maude s’effondre : elle pleure. L’humeur taciturne de Thibault (le retour au quotidien le stresse) en est le déclencheur.
    Maude, avec justesse, sent que « L’équilibre reste à trouver, celui de la juste perception ».

    Tout un programme de vie.
    Et pourtant, on sent bien que livre après livre, Maude, affûtant son regard, affinant ses observations, est passée à une autre spirale d’existence, toujours plus profonde, plus vraie, en cohérence avec elle-même et les autres.

    Touchant parfois presque au bonheur.

    Le style du livre est vif, varié. La centaine de pages se lit en quelques heures. On y est touché par tous les efforts de l’auteure qui s’y déploie avec beaucoup d’honnêteté, de courage. Maude, livre après livre, nous devient une opiniâtre compagne d'existence.


    Madeleine C
    C'est avec beaucoup de plaisir que j'ai repris la lecture de la "saga des Valente". J'en ai apprécié la légereté , la détente enfin , plus d'atmosphère tendue plus d'angoisse ou d'inquiétude, enfin la joie d'atteindre harmonie et bonheur d'être ensemble ou séparés . Contentement des parents, contentement des enfants , complicités à un niveau ou un autre entre chacun de ces protagonistes. L'écriture est de plus en plus fluide à l'image de la vie et de l'énergie qui circule entre les êtres . De belles ouvertures sur les plages et la bonne chaleur de 2012... Que du bonheur! les rappels du passé plus difficile ne font que mettre en valeur l'équilibre d'aujourd'hui fruit d'un long travail, appliqué, sans relâche, accompli jour après jour avec une conscience pétrie de ferveur par le personnage principal .

    Raymonde F. Je me suis laissée prendre à ce thriller psychologique à l'ambigüité entêtante (ennui/bonheur, conformisme/pathologie, dévouement/besoin de réassurance, routine/catastrophe,...). Mais je me suis demandée si certains effets étaient volontaires ou non : répétitions de situations, si bien qu'on s'ennuie avec les protagonistes (ou du moins les protagonistes tels que les voit Maude) [là je crois que oui] ; répétition d'informations concernant la scolarité du fils cadet. J'aurais envie d'un tome 2 : en effet, le livre lui-même semble "sur le seuil", sans dénouement alors qu'on attend à plusieurs reprises quelque chose de terrible, et rien ne se produit [mais ce peut être un choix d'auteur que de faire retourner les personnages à cette zone grise dont ils ont failli sortir, après avoir fait craindre le pire] ; Virginie et l'amie malade sont un peu larguées en cours de route, une fois accompli leur rôle de miroir inversé par rapport à Maude ; et le bateau démâté (joli symbole) reste en cale… Maude est un beau personnage, et qui est très fouillé. Les autres moins, mais c'est un peu logique, puisqu'ils sont vus par elle, qui est surtout occupée à "garder le contrôle" sur elle-même et sur les autres, qu'elle perçoit à travers ses propres angoisses.



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