Le premier tome de VERBIGO s’achevait sur la fin d’une relation amoureuse qui avait accaparé entièrement la vie du narrateur. Dans ce deuxième tome, on retrouve notre héros, seul dans la petite île des Baléares - ou arrivent les échos des événements qui bouleversent l’Espagne sortant enfin du franquisme. Fortement marqué par le suicide d’une très chère amie, il revit les épisodes d’une période dominée par le désordre et le désenchantement de l’après 68, mais surtout par des rencontre féminines qui l’entraînent tour à tour dans des aventures sans lendemain. Cela ressemble souvent aux étapes d’un voyage initiatique à l’envers car, plus on avance plus la lumière se fait trouble, la perception confuse, contradictoire. Mais c’est de cette matière en fermentation que la narrateur, motivé par cette disparition qui le hante, tire le suc de cette œuvre en progrès qui fait de lui, peut-être, un écrivain.



Uccio Esposito Torrigiani est né en Italie, en 1932, de parents comédiens et a passé son enfance avec une troupe qui sillonnait le pays. Après ses études secondaires, il a couru le monde, exercé de nombreux métiers et commencé à écrire en italien, puis à partir de 1962 en français. Dans cette langue il a écrit des romans (MME B., ENVIRONS DE L., parus au Mercure de France, la trilogie VERBIGO et UN MAUVAIS POLAR, PENSION PARAISO et EN COULISSE) ainsi que des pièces radiophoniques et théâtrales (dont JEAN, publiée par Gallimard) représentées en France, en Allemagne, en Belgique, au Canada et en Italie. Il a également traduit et adapté des œuvres littéraires du français, de l'anglais, de l'espagnol et de l'italien.
L'auteur n'a pas encore répondu à notre interview.