Résumé
Nietzsche n’a pas tué Dieu! Il a massacré le cadavre boursouflé des Églises et des institutions religieuses qui écrasent ce qu’elles appellent «l’âme». Il a désigné l’épiphanie égalitaire: la verticalité foudroyante du Christ supplantée par la morale plate des esclaves. Fils de pasteur, né en 1844 dans un village saxon, Nietzsche a lu les Écritures avec l’œil d’un aristocrate déjà foudroyé par l’Apocalypse. L’essai «Nietzsche: Dieu n’est pas mort!» est écrit par un autodidacte qui vomit les systèmes et les chaires en ressuscitant le Divin à coups de marteau. L’auteur arrache Nietzsche aux fossoyeurs; c’est à dire, les athées contents qui brandissent son nom comme un scalp nihiliste et progressistes et qui le travestissent en chantre de la démocratie, hilares. Non! Dieu n’est pas mort sous la plume de Nietzsche. Il a été étouffé par ceux qui ont pillé son œuvre: morales d’esclaves et pitié nivelante comme platitudes bourgeoises, qui ont couché le christique dans le lit horizontal de la honte moderne. Le «surhumain» n’est pas le blond bestial des caricatures nazie mais l’Homme redressé, délivré de la honte égalitaire et capable de fixer le ciel sans s’agenouiller devant sa propre bassesse. Adam avant la chute, «Christ-Zarathoustra» rédempteur signent le retour par le feu à la noblesse originelle. Derrière le cri de théâtre s’exprime la nostalgie féroce des premières communautés; austères et hiérarchiques, traversées d’un élan non domestiqué. Les institutions religieuses ? Prisons pour le divin et machines à broyer l’esprit créateur. Nietzsche est finalement un prophète malgré lui qui appelle à une spiritualité paraissant impossible: libérée des dogmes asphyxiants mais verticale et cruelle tout en étant fidèle à l’élan premier. Une foi qui n’existe plus. Qui n’a survécu que dans le délire lucide du philosophe allemand. Dieu n’est pas mort. C’est nous qui le sommes. Cet essai éclate comme un coup de feu dans le silence de l’époque molle. Il somme de redécouvrir un Nietzsche antidote au chaos: contempteur des corruptions ecclésiastiques de toutes origines, ennemi des idoles relativistes, exigeant la seule foi qui vaille d’être désirée: une foi verticale et peut-être... intolérable!