Résumé
A une époque où l’avidité commerciale étouffe toute subtilité relationnelle, «Vendeur trop vendeur» frappe au cœur des échanges entre acteurs de la vente et services achats des entreprises. Éclairé par Nietzsche, qui dans Humain, trop humain (livre I, § 137) affirme: «L’excès de force devient faiblesse», cet essai pulvérise l’illusion d’une hypervente condamnée à s’effondrer. Les écoles de commerce, en figeant une pratique autrefois fluide, dans des moules théoriques, ont donné naissance à un vendeur artificiel, dont l’obsession de plier autrui révèle une impuissance flagrante face à la perspicacité des acheteurs aguerris. Sous les argumentations exagérées se cache une fragilité que la ruse ne saurait voiler.
L’auteur proclame une rupture décisive: loin de vendre, il s’agit de faire acheter, acte supérieur incarné par le praticien de la vente, trempé dans l’expérience terrain. Ce dernier, seul à porter cette «vertu qui donne», célébrée dans Ainsi parlait Zarathoustra (livre II, «Des vertueux»), transcende la domination par une authenticité qui engage librement. Sans le creuset du réel, aucune dynamique d’achat ne s’éveille. Ce manifeste s’adresse avec vigueur aux directeurs des services achats, juges inflexibles des artifices scolastiques, aux acheteurs professionnels, remparts d’une raison froide, aux directeurs commerciaux, stratèges d’une efficience rénovée, aux vendeurs, pionniers d’une révolution pratique, et aux étudiants des écoles de commerce ou de vente, esprits neufs sommés de rejeter les dogmes stériles.
Œuvre audacieuse, Vendeur trop vendeur élève le «faire acheter» en puissance créatrice nietzschéenne, délaissant l’artifice de la vente pour la vérité de l’échange vécu. À tous, praticiens et analystes de la vente et des achats, il enjoint de briser les chaînes d’une suprématie vaine pour instaurer une relation où l’achat naît de l’élan, non de la contrainte.
« VENDEUR TROP VENDEUR » est le dernier livre de la trilogie de l’auteur : « AINSI VENDAIT ZARATHOUSTRA » (disponible sur thebookedition.com) et « ECCE HOMO VENDITOR » (publié aux éditions Maïa)