Inquiétant, troublant, tel est ce monde qui nous entoure et il nous faut l'admettre, à défaut de le comprendre ou de l'expliquer. Ce livre est le témoignage et le récit d'une histoire vraie, vécue par l'auteur, qui ne s'attendait pas à côtoyer "l'irrationnel".
Vos commentaires sur le livre "Des lueurs dans la nuit"
L'encre du temps a écrit le 20 mai 2010
Voici un premier extrait du livre :
"Lorsque Paul fut parti, je constatai qu’il avait été incapable de se souvenir des terribles paroles qu’il avait prononcées. Une bizarre perte de mémoire avait effacé la contrée onirique lugubre vers laquelle il s’était envolé. Je ne pus donc savoir comment malgré l’intensité de ce cauchemar, il avait réussi à changer l’intonation de sa voix sans en conserver le moindre souvenir.
La nuit suivante, j’étais endormie depuis peu lorsqu’un cri aigu de sanglots étouffés s’éleva dans l’obscurité. M’arrachant brutalement de mon sommeil, je me redressai et écoutai. André pleurait dans son lit-cage. L’espace d’un instant, je crus à un accident.
- Qu’est-ce que c’est encore ? Demanda, Paul tout plein de sommeil.
- Je ne sais pas, André pleure, je vais aller voir.
Je me levai d’un bond et en un éclair, je me rendis dans la chambre glacée des enfants. À mon approche, notre garçonnet sortit sa tête de ses couvertures et s’assit sur le lit. Ses yeux exorbités fixaient la fenêtre donnant sur la grand-route, puis il tend sa main.
- Magritte… Magritte, les zoeils… jaunes… marmonna-t-il d’un air terrifié.
Je regardai rapidement en direction de cette fenêtre, mais ne vis rien. En ouvrant cette dernière, un vent glacial s’engouffra dans la pièce. Dans la clarté lunaire, je pus aisément voir la pelouse, l’allée et la route. S’il y avait eu quelqu'un, il aurait immanquablement remué le gravier dans sa fuite."
Et voici un 2e extrait :
"Quelques heures plus tard, le sommeil me fuyait toujours. Il était, à nouveau, 3 heures du matin. Las de m’énerver dans le lit, je me levai et allai m’asseoir devant la cheminée. Aucun son ne parvenait du dehors et dans un ciel étoilé brillait une lune presque pleine. Sa lumière argentée baignait la pièce et projetait des ombres démesurées sur les murs et dans les coins. D’un geste machinal, je caressai Pinky couchée, tel le sphinx de Kheops dans sa royale splendeur, se chauffant devant l’âtre où quelques braises donnaient encore un peu de chaleur. Daisy, couchée le museau entre les pattes, devait rêver de quelques musaraignes à embêter. Je n’arrivai plus à trouver la paix de l’esprit et me débattre ainsi chaque nuit dans des cauchemars invraisemblables et à me lever aux aurores me fatiguait chaque jour un peu plus. Soudain, j’entendis un bruit de pas. Paul venait de se lever et s’assit près du poêle. Il avait, lui aussi l’air fatigué. Il jeta quelques bûches dans l’âtre. Au contact des écorces sèches, les braises s’enflammèrent pour répandre une douce chaleur.
- Bon, dit-il. J’essayerai de trouver des réponses pragmatiques à tes dires. Il me faudra d’abord prouver le naturel avant de pouvoir admettre un éventuel surnaturel.
Je suis persuadé que beaucoup d’évènements mystérieux lorsqu’ils sont judicieusement décortiqués perdent leur aura et redeviennent très terrestres aux désespoirs des doux rêveurs."
CORINE M a écrit le 05 mars 2010
Quelques extraits seraient effectivement les bienvenus...
Merci d'avance !
Amicalement
maryse a écrit le 03 mars 2010
Pourrait-on lire quelques extraits, si vous voulez bien ?
Merci.
Magnifique couverture !!
Le profil de "M-J. de Leval"
L'auteur n'a pas encore répondu à notre interview.
"Lorsque Paul fut parti, je constatai qu’il avait été incapable de se souvenir des terribles paroles qu’il avait prononcées. Une bizarre perte de mémoire avait effacé la contrée onirique lugubre vers laquelle il s’était envolé. Je ne pus donc savoir comment malgré l’intensité de ce cauchemar, il avait réussi à changer l’intonation de sa voix sans en conserver le moindre souvenir.
La nuit suivante, j’étais endormie depuis peu lorsqu’un cri aigu de sanglots étouffés s’éleva dans l’obscurité. M’arrachant brutalement de mon sommeil, je me redressai et écoutai. André pleurait dans son lit-cage. L’espace d’un instant, je crus à un accident.
- Qu’est-ce que c’est encore ? Demanda, Paul tout plein de sommeil.
- Je ne sais pas, André pleure, je vais aller voir.
Je me levai d’un bond et en un éclair, je me rendis dans la chambre glacée des enfants. À mon approche, notre garçonnet sortit sa tête de ses couvertures et s’assit sur le lit. Ses yeux exorbités fixaient la fenêtre donnant sur la grand-route, puis il tend sa main.
- Magritte… Magritte, les zoeils… jaunes… marmonna-t-il d’un air terrifié.
Je regardai rapidement en direction de cette fenêtre, mais ne vis rien. En ouvrant cette dernière, un vent glacial s’engouffra dans la pièce. Dans la clarté lunaire, je pus aisément voir la pelouse, l’allée et la route. S’il y avait eu quelqu'un, il aurait immanquablement remué le gravier dans sa fuite."
Et voici un 2e extrait :
"Quelques heures plus tard, le sommeil me fuyait toujours. Il était, à nouveau, 3 heures du matin. Las de m’énerver dans le lit, je me levai et allai m’asseoir devant la cheminée. Aucun son ne parvenait du dehors et dans un ciel étoilé brillait une lune presque pleine. Sa lumière argentée baignait la pièce et projetait des ombres démesurées sur les murs et dans les coins. D’un geste machinal, je caressai Pinky couchée, tel le sphinx de Kheops dans sa royale splendeur, se chauffant devant l’âtre où quelques braises donnaient encore un peu de chaleur. Daisy, couchée le museau entre les pattes, devait rêver de quelques musaraignes à embêter. Je n’arrivai plus à trouver la paix de l’esprit et me débattre ainsi chaque nuit dans des cauchemars invraisemblables et à me lever aux aurores me fatiguait chaque jour un peu plus. Soudain, j’entendis un bruit de pas. Paul venait de se lever et s’assit près du poêle. Il avait, lui aussi l’air fatigué. Il jeta quelques bûches dans l’âtre. Au contact des écorces sèches, les braises s’enflammèrent pour répandre une douce chaleur.
- Bon, dit-il. J’essayerai de trouver des réponses pragmatiques à tes dires. Il me faudra d’abord prouver le naturel avant de pouvoir admettre un éventuel surnaturel.
Je suis persuadé que beaucoup d’évènements mystérieux lorsqu’ils sont judicieusement décortiqués perdent leur aura et redeviennent très terrestres aux désespoirs des doux rêveurs."