Immuable et éternel Canigou.
- Naga-uta et Haibun -
Son imposante masse et son profil majestueux ont longtemps fait passer le Canigou pour le plus haut sommet d'Europe.
Mais ses 2.784 mètres déclarés ont fini par démentir la légende. Cela ne l'a pas empêché de conquérir le cœur des Catalans, et ce depuis toujours.
De part et d'autre de la frontière espagnole, le Canigou est le symbole de l'unité catalane. Emblème des Pyrénées Orientales, il est omniprésent dans les paysages du Roussillon : on le voit de très loin, depuis la plaine roussillonnaise, le sud du Conflent et le nord du Vallespir.
A la belle saison, il évoque l'élégance avec sa cime enneigée et ses arbres en fleurs. Traversé de multiples torrents et de vallées encaissées, il procure une végétation riche et variée, avant de s'étendre, au-delà des 2.000 mètres, en d'infinis alpages.
Raymond Matabosch, né à Villeneuve-la-Rivière (Pyrénées-Orientales) le 4 octobre 1947, est un sismo-volcanologue, poète, écrivain, historien et traducteur français.
« Il est né le 4 octobre 1947, dans un petit village des Pyrénées Orientales, de parents d'origine catalane, modestes ouvriers agricoles. Comme eux, il a le respect de la terre, de sa terre catalane, et il le revendique.
S'il n'avait pas été le fils aîné, il aurait certainement eu une vie plus facile.
À l'âge de dix sept ans, il a cessé ses études, même s'il était un élève doué pouvant aspirer à de hautes responsabilités, pour participer financièrement aux besoins de sa famille, et il s'était expatrié à Paris. Mais, autodidacte, partant de la base, il a su acquérir, tout au long de sa carrière, les notions essentielles pour s'ouvrir sur des activités touchant à sa terre et à la terre, tout en parcourant le monde. Seul bémol, ne possédant aucun cursus universitaire, il n'est pas reconnu en France.
Épris de littérature, il écrit depuis l'âge de douze ans. Sa façon de rédiger ses textes est toute particulière. Souvent au coin d'une rue, à la terrasse d'un café, en pleine nature..., une image, une situation, sur un bout de papier, il griffonne, à la manière d'un peintre brossant une esquisse, des mots... »