Cette tragédie en trois actes, librement inspirée de la vie d'Isidore Ducasse, dit Comte de Lautréamont, l'est aussi de son oeuvre maléfique : "Les Chants de Maldoror" (1869), qui valurent à son auteur d'être "maudit", avant sa réhabilitation par quelques surréalistes.
Ici, le héros de la pièce, Lautréamont, poète incompris, après avoir lié une amitié artistique avec le jeune Linus, l'incite à la débauche, et partage avec lui l'espérance des faveurs de l'innocente Pélagie. Il trahira l'une et l'autre mortellement, lors du "pacte nocturne" passé avec son âme damnée : le Duc de Sérignan. Le prix de deux jeunes vies contre la gloire supposée pour le poète et la fortune recouvrée pour le Duc ruiné...
Grande fresque manigancée par le mal permanent qui sommeille en l'homme et ne demande qu'à s'éveiller, "Lautréamont" tente de démontrer à quel point il peut être dangereux de pactiser avec les forces sombres qui conduisent à la monstruosité et à l'abjection.
Cette pièce, chimère qui s'alimente à la fois de Faust et de Don Juan, est servie par une langue recherchée comme elle l'était à l'époque du poète maudit avec cette grandiloquence et cette exagération propres au XIXème siècle.
(A noter : ce texte a reçu une "Mention-prix de l'Oeuvre Dramatique" lors des 66ème Jeux Littéraires Méditerranéens, en 2008.)



Site web de l'auteur : http://www.myspace.com/charlesbitterson
J'ai beaucoup aimé ces extraits :)
je ne savais pas que tu faisais aussi de la musique..peut être aurons nous le loisir d'en discuter ? M.P ou ailleurs..
A bientôt Charles.
Marie