Enide ANDRÉ NADER

Enide ANDRÉ NADER

Un matin du mois d'octobre, dans les années soixante, Juliette la femme de Roger allait avoir leur deuxième enfant. Au moment ou le soleil fut à son zénith la petite fille prénommée Enide vit le jour à la clinique Saint-Joseph de Pointe-à-Pitre, pour la joie des parents dont le premier enfant était un garçon de deux ans.
Enide grandit au sein de sa famille, qui avec le temps s'agrandit pour finir au nombre de sept enfants.
Le père fonctionnaire et intellectuel avait garni sa bibliothèque des plus grands auteurs, incitant ses enfants à s'enrichir. Bon narrateur il sut transmettre à sa progéniture le goût pour les livres, et de la culture en générale. Il disait souvent : ''Voyager dans les livres, l'imagination est la plus belle richesse de l'homme''. En effet de nombreux auteurs ont réveillés l'intellect d'Enide, mais elle a été profondément touchée par ''Rocambole", l'œuvre de Ponson Du Terrail.
Comme dans toutes les familles ils connurent des hauts et des bas mais surtout de l'amour, de l'échange et du partage.
Fille calme, parlant peut, cela lui causa quelques désagréments à l'école, avec enfants et adultes. Sa mère a pourtant su l’apprivoiser, malgré le fait qu'elle fut ''sauvage" comme elle aime à le dire. Souvent incomprise, c'est à l'âge de dix ans qu'elle commence à écrire secrètement ses journées, ses pensées, sa façon de voir les choses de la vie qui l'entourent. Bref, les journaux intimes à qui elle confiait ses joies, ses doutes et ses angoisses se succédèrent durant plusieurs années. Elle inventa même à l'adolescence un alphabet de type hiéroglyphe afin de garder ses écrits secrets.
Après ses études de coiffure, en région parisienne elle préfère travailler en alternance en tant qu'animatrice. Puis elle devient responsable de centre, durant de longues années à la mairie de Paris. C'est en 1993 qu'elle revient dans son île, pour le décès de son père.
Passionnée par l'art, elle considère la peinture et le dessin comme étant mieux que le psy. Elle peint pour se détendre, son œuvre la plus connue est : ''Une oreille pour deux''. Elle juge le chant, la danse et l'écriture pour embellir le corps et l'esprit. En tant que coiffeuse, elle compte à son actif plusieurs soirées et défilées.
Poétesse engagée dans sa langue maternelle, le créole, dans laquelle elle écrit le plus souvent, Enide s'est produit dans plusieurs soirées, débats poétiques et autres manifestations. Suite à un concours, son premier texte édité ''Limyè nwè'' (Lumière Noire), aux éditions Nèg Mawon, fait parti d'un recueil de poésie "L'Esclavage, 160 ans après".
Femme épanouie, elle est mère de deux charmants jeunes hommes et reste une bonne conseillère pour son entourage. Elle est aussi membre et responsable de plusieurs associations, ou elle exprime ses compétences. Et de tant à autre, elle prend plaisir à s'amuser, à jouer avec les mots, qui font de même dans sa tête.

En quelques mots

À quel âge avez-vous commencé à écrire ? J'ai commencé à écrire à l'âge de 9, 10 ans dans mes cahiers intimes de jeune fille
Quel est votre auteur favori ? Mon auteur préféré est Ponson Du Terrail car dans son unique ouvrage, que j'ai lu une vingtaine de fois, je me suis reconnue. Il joue au ping-pong avec les différents personnages. On ne peut pas s'endormir quand on le lit.
Quel est votre genre littéraire favori ? J'aime tous les styles sauf l'horreur

Les livres de l'auteur

Cet auteur n'a pas publié de livre pour le moment.