Je suis né à Oullins près de Lyon en décembre 1966 sous le signe du Sagittaire, dans la même clinique que ma mère. Avec mes deux sœurs cadettes, j’ai reçu une éducation catholique libérale dans une famille bourgeoise modeste, basée sur une sincère curiosité du monde et des autres. Je suis allé faire des études à Angers puis à Paris — ce qui m’a permis d’exprimer pleinement mes compétences relationnelles — avant d’enchaîner plusieurs années à l’étranger dont un voyage de huit mois sac au dos en solo autour du monde à vingt-cinq ans.
J’ai ensuite commencé ma vie professionnelle puis je me suis marié, co-élevé quatre enfants dont je suis fier et dont je me sens proche aujourd’hui. J’ai traversé ainsi le tunnel classique de la tranche 30-50 ans en zone urbaine et avec pas mal de moyens, une bonne densité de vie de famille, de vie professionnelle et sociale mais aussi de vie intérieure. Je me suis, pour le meilleur et pour le pire, séparé après vingt-cinq ans de mariage.
Après les start-ups des années 2000, j’ai commencé à travailler dans et pour l’économie sociale et solidaire en 2015. C’est là que je suis devenu sensible au processus d’effondrement et que j’ai approché la collapsologie. Cette même année, quelques semaines avant la sortie de l’encyclique Laudato si’ du pape François, j’écrivais un article — publié un an plus tard dans Medium — expliquant « pourquoi le pape devrait sponsoriser l’économie collaborative ». Prémonition de la convergence des consciences et de la nécessité d’alliances entre femmes et hommes de bonne volonté pour travailler à l’avènement d’un monde humain, juste et durable.