Marie Kermorvan

Marie Kermorvan

Aujourd'hui, ravagée par la souffrance intérieure, par la haine et le dégoût, je continue de m'automutiler, pour me faire à nouveau souffrir !
Quand je ne peux plus me battre à cause de ces rêves atroces, je m'enferme dans le silence et dans le noir de ma chambre.

Parfois, quand ma souffrance est trop difficile à supporter, je pense à la mort ; j'aurais préféré qu'il me tue pour être délivrée de ces idées noires qui envahissent mes jours et mes nuits.

Après des abus sexuels, notre c??ur continue de respirer, mais notre corps est mort et notre mental est atteint au plus profond de nous même. Pour continuer à vivre, il faut se battre chaque jour.

Je me suis battue de toutes mes forces pour que mes enfants ne se doutent de rien pendant leur enfance. J'avais des comportements anormaux : crises d'angoisse, de spasmophilie, de tétanie' mais j'ai fait en sorte de les épargner de mon mal être. J'avais peur qu'ils ne ressentent ces malaises pendant mes grossesses et la culpabilité était toujours présente !



J'ai quand même eu cette chance d'avoir des enfants équilibrés et bien dans leur tête. Je les ai protégés de ce monstre qui m'avait détruite, mais je ne sais s'ils ont bien compris !

J'en ai voulu à maman de ne pas m'avoir protégée, mais avec du recul, je sais qu'elle aussi subissait des violences et quelle n'était pas présente quand moi, je subissais l'horreur. Je lui ai pardonné.
Mais, pardonner à cet homme dont le sang coule dans mes veines, je ne le pourrai jamais !

J'ai survécu jusqu'à présent comme j'ai pu et je continue à survivre en essayant d'aider d'autres victimes.

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Cet auteur n'a pas de livre publié