Résumé
La doctrine hylémorphique ou le schème hylémorphique présuppose l’existence dualiste de deux substances distinctes : la matière (hylé) et la forme (morphé).
Nous avons vu avec Simondon combien ce schème était dommageable à la compréhension et à la représentation du vivant : il réintroduit subrepticement le finalisme dans la pensée comme si la cause matérielle devait s’appliquer sur une tabula rasa qu’est la forme (causes matérielle/cause formelle). Or, si nous concevons que la matière n’existe pas, le dualisme disparaît, seul reste actif l’esprit. La pensée de Berkeley nous permet de surmonter ce dualisme métaphysique par-delà l’hylémorphisme : c’est la pensée de l’immatérialisme.