Résumé
Le glissement du travail à l'emploi n'est pas anodin : il réduit l'activité humaine à une fonction marchande, vidant le geste de son sens ontologique et relationnel. Cet essai déconstruit cette substitution en montrant, preuves empiriques à l'appui, ses conséquences aliénantes – burn-out, précarité, déqualification – et en proposant une triple rupture – empirique, épistémologique, heuristique – pour refonder le travail comme œuvre, la machine comme servante, et l'humain comme jardinier du monde. S'appuyant sur les sciences sociales et les encycliques, il appelle à une machine providentielle au service de la libération.