LE CRIQUET FAIT PAS DANS LA DENTELLE

 Présentez vos livres sur le forum   Débuté par Patrick BARBAT   2017-04-15 09:19:59 +02:00   Messages 1    Vues: 464

  1. Patrick BARBAT
    Patrick BARBAT Membre LEOGNAN
    Après 37 ans de service dans la Gendarmerie, je dévoile dans ce livre quelques passages de ma vie. J'ai eu la chance de participer à de nombreuses enquêtes, tant en Brigade Territoriale qu'à la Section de Recherches de Bordeaux. Des moments forts m'ont fait prendre goût à ces poussées d'adréaline qui envahissent notre corps quand il faut faire face à certains évènements : de l'arrestation d'un simple voleur en flagrant délit à l'accompagnement d'un assaut avec le GIGN.
    EXTRAIT : "

    LES CAGOULES TROIS

     

     

    C’est le jour J. Nous revêtons chacun notre tenue de « NINJA », une vieille tenue noire d’intervention (la tenue 4S). Cette tenue de la gendarmerie mobile ne fait pas partie de notre paquetage, il s’agit encore une fois d’un passe droit afin que nous soyons plus à l’aise pour intervenir. Notre tenue civile, nos véhicules civils, les cheveux souvent plus longs que la coupe réglementaire, notre façon de travailler nous a valu différents surnoms : de Cow-boys à Ninjas, en passant par des commentaires épicés de jalousie « Ils se prennent pour des flics » en faisant allusion à nos camarades de la police.

     

    A 5 heures, dernière mise au point dans les bureaux avant le départ sur les objectifs. Pour ma part, je ne traîne pas car je me suis réservé MARTIN, Pascal et nous avons de la route à faire avec Maurice. De part son ancienneté et son expérience, il sera mon chaperon pour cette première intervention que je dirige. Philippe D. et Pascal F. se chargent de Pédro sur Caudéran. Nous sommes tous accompagnés de gendarmes mobiles de l’escadron de Mont de Marsan et de quelques personnels des brigades de la périphérie bordelaise ou d’unités locales pour les sites les plus éloignés.

     

    Nos amis du GIGN qui souhaitaient participer à cette opération n’ont malheureusement pas été invités. Nous avons pris la décision d’intervenir rapidement et le niveau de danger ne semble pas assez élevé pour obtenir l’aval de notre hiérarchie. Cela ne me réjouit pas vraiment car je l’avais promis à l’équipe du GOS venue nous aider quelques semaines plus tôt et surtout pour avoir le plaisir de participer à ce type d’intervention avec eux.

     

    A 200 mètres de la maison de Pascal, nous attendons l’heure légale. Nous sommes rejoints par une équipe de la brigade locale. L’adrénaline monte progressivement dans mes veines et il me faut maîtriser cet état de surexcitation qui m’envahit. Je dois garder la tête froide pour rester concentré et opérationnel.

     

    Il fait encore nuit noire. Nous nous approchons du site sans faire de bruit. Toutes les issues sont surveillées pour éviter la moindre fuite. Maurice est équipé d’une masse. Nous nous annonçons à la porte : « GENDARMERIE ! OUVREZ ! ». Maurice frappe violemment sur la serrure qui cède après plusieurs coups. Il faut faire vite et tenter de surprendre notre client avant qu’il ne puisse réagir et se saisir d'une arme. Nous nous précipitons à l’intérieur, l’arme au poing. Surprise, non seulement Pascal n’a pas eu le temps de bouger, il est encore au lit, mais notre ami Hervé dort sur le canapé. Apparemment la soirée à été bien arrosée. Je lui saute dessus, lui collant le canon de mon arme sur le visage, tandis que Maurice s’occupe de Pascal dans la chambre à côté. Heureusement pour nous, l’alcool, la drogue et le manque de sommeil ont sérieusement émoussé leurs réactivités.

    .../...

    Patrick BARBAT, 2017-04-15 09:19:59 +02:00
    Emmeline Bafferon aime ce message.
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