Marcus Bebell

La schizophrénie, je témoigne

J'arrêtai les cours, totalement épuisé par le stress, vers mars. La crise vint, comme toujours, de façon insidieuse. C'est la souffrance, la p

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48535

Reliures : Dos carré collé

Formats : 14,8x21 cm

Pages : 105

Impression : Noir et blanc

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Résumé
J'arrêtai les cours, totalement épuisé par le stress, vers mars. La crise vint, comme toujours, de façon insidieuse. C'est la souffrance, la pression que j'avais subie qui me mit en crise, comme la première fois. J'avais besoin de calme, de temps. Et je pense sincèrement que mon analyste m'avait poussé dans cette crise avec son exigence trop grande. Je passais mon temps à dormir ; comme si j'avais un énorme retard de sommeil. Mais, peu à peu, je faisais de plus en plus de rêves éveillés, tout en somnolant, enfermé dans mon appartement. Je n'avais plus de traitement. Les pharmacies étaient fermées, c'était un dimanche, et le lendemain un jour férié. Ainsi quand le délire commença, je ne pouvais rien faire. Arrêter de prendre son traitement amène à une rechute rapide. Le lundi, la crise était engagée et je n'avais plus la lucidité d'agir. Ca faisait donc trois jours que je ne faisais plus rien, dans mon lit, perdu.
Comme si j'apportais un message apocalyptique je me prenais pour le diable en personne. J'entendais des voix. L'une qui disait être Platon, me conseillait de me suicider pour ne pas faire de mal. Puis j'eus l'impression de brûler. Paniquant, je me mettais dans un bain froid, ce qui me fit le plus grand bien. Mon père m'avait invité à manger mais je ne l'avais pas rappelé.
J'écoutais la radio, et il me semblait que tout le monde écoutait mes pensées. Comme il y avait un hôpital près de chez moi, des ambulances passaient. J'avais l'impression que des gens se suicidaient, en apprenant le commencement de l'apocalypse. Il y avait, à cause de l'hôpital, des hélicoptères. Je croyais qu'ils avaient évacué l'appartement, et qu'ils allaient jeter une bombe, car je me prenais pour le diable, destructeur de l'humanité.
Puis tout à coup, je me regardais dans la glace ; il y avait, dans mon regard, quelque chose de particulièrement morbide, et, comme si je voyais la folie dans mes yeux, je hurlai. Je n'avais jamais hurlé. Et je me dis devant la glace : « Tu es fou ça tu peux en être sûr » avec une voix terrible. Je retournai tous les miroirs.
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