Résumé
Poèmes brefs, haïkus, prose en intermèdes : cent trente pièces, un seul souffle. De la chambre au dehors, du dehors à la nuit, de la nuit à l'ailleurs — et le retour, qu'on ne dit pas.
Une manière, une voix : ni tout à fait l'ironie, ni tout à fait la tendresse. L'auteur n'avoue jamais plus qu'il ne faut : le mot concret plutôt que l'abstraction, la chute, sèche, après la phrase ample, le silence assumé. La tonalité ? Un accoudoir. Le sentiment d'écouter, très tard, quelqu'un qui parle tout bas. Ce qu'on y respire ? Un chic à la fois mélancolique et léger, comme une mélodie.
Un recueil, oui. Qui se lit d'une soirée et se relit longtemps ; qui tient dans la main et, on l'espère, en mémoire.