Florence POUZET

Florence POUZET

Je suis une femme qui a décidé de sortir son âme de son étui doré avant qu'elle ne pourrisse. Jusque là, je n'existais pas, et ne le savais pas. Aujourd'hui j'ai décidé d'exister.

Je veux trouver mon âme, je veux trouver mes rêves, je veux trouver mes propres discours.

Je ne veux plus d'une morale qui se satisfait de toutes ses distorsions, de tous les compromis, de toutes les bassesses. Le monde est beau et me met à terre ; le monde est laid et je m'en protège. Ma raison est romantique et il reste dans la vision que j'ai de ce monde, quelque chose de l'intimité, qui n'appartient qu'à moi, qui est né et s'est construit avec moi.

Il est des lieux où les masques tombent, ainsi est le collège P., petite zep de province qui se débat dans son lot quotidien d'injustices et de souffrance. Les individus y sont contraints de se positionner, de se dévoiler, de réagir avec leurs valeurs et avec leurs tripes. A P. on est obligé d'être soi, on ne peut pas tricher et le monde ne triche pas avec vous. Je fais, bien entendu, référence aux enfants.

C'est là que j'ai trouvé et pris la parole et c'est cette parole que j'entreprends de poursuivre.

C'est là que j'ai trouvé l'amour et c'est à cela que je veux rester fidèle jusque dans mon âme, mes rêves, et mes discours. Dans cette identité de femme que je construis, par delà cette plaie ouverte, offerte.



(On m'avait bien dit que la vie était belle- Prologue)

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