Biographie de moi-même écrit par le jeune pas vieux selon sa mère
P.Ché Latruite est issu d'une famille ancienne qui a été bannie de leur petit titre sans importance de noblesse. Le père du père du père du grand-père de la mère de la voisine du grand-père d'un voisin qui connaissait l'aïeul de P.Ché Latruite raconte que celui-ci était parenté à un Flam, capitaine de son état, mais est-ce vrai ?
La famille Latruite est originaire de Saintonge à deux pas de la Charente ou l'inverse. Propriétaire d'un joli château et d'une petite maison dans la prairie aujourd'hui tous deux disparus. Toutefois, certains experts supposent que certaines pierres et murets rencontrés ici et là dans la campagne charentaise ou saintongeaise, peuvent être issus du château mais rien n'est moins sûr. Des archéologues se sont risqués à chercher mais ont interrompu leurs recherches après une formidable découverte de pas d'un petit cervidé.
Sa famille, durant l'époque révolutionnaire, fit emprisonnée de méchants paysans qui ne voulurent pas travailler sous de mauvaises conditions. L'aïeul Latruite était un gentil propriétaire terrien qui leur accorda, à ses méchants gueux, de beaucoup de privilèges, qui, à notre époque en feraient pâlir certains.
L'ancêtre de P.Ché Latruite fit travailler les méchants pauvres tous les jours de la semaine du lever du jour, à savoir 4h30 du matin, jusqu'au coucher du soleil vers 23 heures. Il offrit de bons repas, soucieux de leur bien-être, une fois par jour. Repas à base de bons gros cailloux dans un bon bouillon d'eau usagée froide. L'ancêtre Latruite accorda à ses égoïstes un jour de repos dans la semaine, une fois passé l'arme à gauche, à condition de ressusciter une fois le lever du jour. Les ingrats qu'étaient les pauvres étaient douillettement logés dans un joli petit bois appartenant à la famille Latruite. Bois sombre et mal accueillant que les travailleurs insensibles rechignaient à payer le loyer qui n'était pas gratuit.
Après la Révolution, la gentille famille Latruite fut trahie par quelques paysans qui éprouvaient de la haine envers les gentils aristocrates soucieux du bien-être d'autrui. En effet, quelques paysans mécontents d'avoir du travail, une centaine selon les chiffres officieux et deux ou trois selon la version officielle, allèrent voir les autorités pour leur faire part de leur mécontentement. Les autorités enquêtèrent et repartirent du château des Latruite avec pots-de-vin et sacs de pièces sous les bras, sans rien déceler d'anormal à part deux ou trois fuites qu'ils devraient faire réparer par un spécialiste.
Les paysans firent alors leur loi en attaquant, par une belle nuit d'été, la sainte famille Latruite qui dormait dans des lits très douillets. Les méchants gueux de l'époque brulèrent le château qui n'avait rien demandé. Les membres Latruite furent faits prisonniers et tous furent exécutés un joli matin d'été dans un très joli bois soit dit en passant.
Un jeune garçon, le fils Latruite, fut sauvé. Le plus jeune de la descendance n'était pas dans son lit très douillet la belle nuit d'été fatidique. Il partit de beuverie en beuverie, se mélangeant avec les paysans et autres esclaves de la société. Il cuvait tranquillement son vin sous un pont au bord de la Charente quand il rentra une semaine après. Il ne vit plus le joli château familial et se demanda si le vin ne lui avait pas joué des tours. Il ne retrouva plus jamais le chemin ni du château ni de la petite maison dans la prairie.
Le jeune garçon d'une douzaine d'années, s'appelait P.T Latruite. Il s'installa dans le pays Buriaud et fit fortune tout en se ruinant dans le commerce de romarin, c'est qu'ça qu'c'est bien, à fumer. Son commerce ne décolla pas car le romarin, c'est qu'ça qu'c'est bien, laissa dans la bouche des consommateurs une vague saveur de thym. Il fut conduit derechef devant le juge qui décréta l'arnaque qui sentait à plein nez. Il passa quelques semaines en prison. Il sortit de prison mais l'hiver était là que déjà P.T Latruite voulut retourner dans sa cellule pour n'en ressortir qu'au printemps mais il trouva les portes du pénitencier closes.
Il retourna dans le pays Buriaud avec pour son seul bagage, un vieux manuscrit perdu de François 1er signé de sa belle main. Comme il avait froid et qu'il ne savait pas lire, il se réchauffa avec.
Il rencontra, un joli jour de printemps, une jeune fille au doux nom de Thérèse dans les rues de Burie. Il laissera pour la postérité la très célèbre phrase que plus personne ne dit :
Thérèse, viens là que je te bai caresse !
Il se marièrent et eurent beaucoup de rejetons. Certains beaux, d'autres pas. P.T Latruite est l'arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-grand-père de P.Ché Latruite ou tout simplement un de ses descendants pour ne pas nous répéter.
Un de ses rejetons ou le fils d'un de ses rejetons, certains diront même le petit-fils d'un de ses rejetons fut célèbre pour avoir caché des juifs durant la seconde guerre mondiale avant de les dépouiller de tous leurs biens et autres objets de valeur. Il dira au général naze après avoir été décoré d'une belle croix naze pour sa collaboration avec l'ennemi, qu'il a fait ce qu'il a fait car le gentil et aimable envahisseur naze n'avait pas les coucougnettes de le faire.
Ce qui lui fallut comme récompense de sa phrase superbement bien prononcée, une très belle mise à mort devant un joli peloton d'exécution très bien habillé. Ceci dit en passant que c'était après une très jolie soirée bien arrosée.
P.Ché Latruite d'un âge quelconque vit dans le pays Buriaud et aime faire du vélo sans les mains.
Il est auteur et écrit pour la Collection à l'eau de vie, pas à l'eau de rose qu'il a lui-même créée. P.Ché Latruite n'aime pas le verbe créer au passé composé avec le complément d'objet direct placé avant l'auxiliaire avoir, surtout quand celui-ci est au féminin singulier.
Il aime observer la nature de nos campagnes et raconte ce qu'il voit par l'intermédiaire d'un jeune pas vieux selon sa mère. Ce jeune pas vieux selon sa mère le connait depuis qu'il se promenait dans les vignes un soir tout en cherchant une mite dans sa botte. P.Ché Latruite aime les cons très pétris.
P.Ché Latruite se laisse que très peu voir mais quelquefois, il aime aller, au cours de ses affabulations, dans les bois de Fontbelle, les mains sur la tête en imitant les chevreuils et autres sangliers déguisés en cervidés, en criant à qui veut l'entendre :
Je suis un cueilleur de champignons, venez mes chasseurs mignons.
P.Ché Latruite est un amoureux du pays Buriaud et aime regarder les petits animaux de nos campagnes. Il se plaît ainsi à imaginer le bon plat que cela ferait.
Le jeune pas vieux selon sa mère a promis, juré, craché, de ne dévoiler ni l'adresse exacte du numéro 33 rue du vieux poulailler dans le pays Buriaud, ni l'identité de P.Ché Latruite et n'en fera aucune biographie décrite au début, milieu et fin.
Je n'écris pas pour vivre, j'écris pour le plaisir sans avoir mon nom en grosses lettres dans les journaux.