Certains lecteurs, en lisant mon livre, sauront qui se cache derrière l’auteur. Pour les autres, je dirai que j’ai réussi à canaliser maintenant, ce qui fut depuis toujours mon remède absolu pour apaiser mes chagrins, chanter mes amours, clamer ma colère : l’écriture. Une page, deux, parfois dix, écrites sans retenue, confidentes de mon âme, qui donneront vie sur le papier à tous mes sentiments, mes révoltes, mes délires, Mais à peine le dernier mot écrit, déchirant rageusement les feuillets noircis par mon crayon, sans prendre le temps de les relire, je les jetais sans regret dans la corbeille à papier, et soulagé du poids qui m’oppressait, je reprenais sereinement ma route. À 75 ans passés, je ne détruis plus les mots, les phrases, les paragraphes que mon cœur, mon esprit déposent sur les pages blanches du cahier posé devant moi et que j’accepte de partager aujourd’hui avec vous.