Antoine Carver a l’œil d’un poète cinématographique. Il sait inverser les processus de la nature, comme si le temps de la tragédie se trouvait tordu en séquences relevant du montage créatif lui-même. Tant dans son cinéma que dans sa poésie, on trouve une esthétique du temps sculpté où les corps et la nature se déchiffrent mutuellement.