On sait peu de choses de Leo PERFETTI.
Peut-être est-ce volontaire. Peut-être est-ce nécessaire. Il ne s'est jamais présenté comme un auteur au sens classique du terme. Pas de biographie détaillée, pas de parcours affiché, pas de récit d'origine. Seulement une voix. Une voix qui semble surgir d'un endroit longtemps resté fermé, comme une pièce dont on n'ouvre les volets qu'après des années d'obscurité.
A cœur ouvert est né d'un besoin plus fort que le silence. Le besoin d'extérioriser. De déposer quelque part ce qui pèse, ce qui brûle, ce qui traverse.
Écrire n'a pas été un choix esthétique, mais un geste vital. Une manière d'ouvrir une brèche dans un monde intérieur dense, complexe, parfois fragile.
Chez Leo PERFETTI, les personnages ne sont jamais là pour distraire. Ils vivent, respirent, tombent, se relèvent. Ils dévoilent l'envers du décor, les silences lourds, les attachements toxiques, les dépendances affectives, les reconstructions lentes. Il explore la vulnérabilité sans la dramatiser, la douleur sans l'exhiber.
Son écriture avance à pas feutrés, mais elle touche juste. On devine derrière ses pages une sensibilité aiguë aux failles humaines. Une attention organique aux émotions, aux corps, aux regards qui se croisent et se manquent. Il ne juge pas. Il observe. Il laisse ses personnages parler pour lui, peut-être.
Et si son identité reste en retrait, c'est peut-être parce que l'essentiel n'est pas là. L'essentiel est dans ce qu'il ose révéler, et dans ce que chacun reconnaît, en silence, entre les lignes.