Résumé
Cet ouvrage conteste le postulat historico-politique selon lequel le peuple baoulé serait akan. Par une anthropologie comparative avec les Ashanti, Nzima, Agni et Attié, il établit trois ruptures : la mort, ennemie (Yah) chez les Akan, est intégrée à l’identité baoulé (Ba ou li) ; le pouvoir, fondé sur la reine-mère en pays akan, garde la mémoire d’une reine fondatrice (Abla Pokou) chez les Baoulé ; le divin, médiatisé par fétiches et komian chez les Akan, incorpore le masque Goli d’origine wan chez les Baoulé. Le critère populaire Kotoko – jamais appliqué aux Baoulé – confirme cette irréductible « baoulité ».