Résumé
Shavimta, la Montagne Noire, se poste en veilleur aux marches du royaume pour affronter le chaos, il ne cherche pas le repos, ni la gloire, mais la lutte seule qui déchire la nuit.
Assumant le destin déjà énoncé : « c’est assez pour le poète d’être la mauvaise conscience de son temps » (Saint-John Perse), il se tient face aux ténèbres et fait œuvre d’alchimiste.
Ces textes-clameurs, construits en contrepoint, produisent une harmonie dissonante pour les oreilles occidentales, mais de laquelle surgit la rupture nécessaire à l’ouverture permettant l’avènement de l’indicible - ce qui refuse de s’énoncer. Il s’agit d’exprimer l’inexprimable, d’inviter le lecteur à percevoir l’inaudible et voir ce qui ne veut être vu.