Classe de Première littéraire - Veso

Les Elèves incendiés

PREFACE


Très cher Serge,

C'est un long voyage que nous avons entamé en votre compagnie et celle de Giordano

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28151

Reliures : Dos carré collé

Formats : 11x17 cm

Pages : 302

Impression : Noir et blanc

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PREFACE


Très cher Serge,

C'est un long voyage que nous avons entamé en votre compagnie et celle de Giordano Bruno. Dire que mes élèves et moi-même ne vous connaissons pas serait mentir tant nous avons passé de longs moments au plus près de votre style qui est voix, qui est poésie sans cesse renouvelée, qui est rythme, et pensée, et palpitations. Nous avons recherché des peintures, tenté de regarder droit dans les yeux les humanistes, essayé d'élucider les nombreuses références qui nourrissent votre texte, arpenté les rues européennes, juré contre les Inquisiteurs, été fascinés par les découvertes prodigieuses des grands esprits scientifiques de ces siècles passés, haleté en sentant le roman fondre à vue d'??il, saisi dans l'oubli de la mort inéluctable de Giordano.
Nous ne croyons pas aux esprits faibles qui opposent littérature et sciences. Nous nous tenons dans la conviction que la vérité du savoir relève du monde dans ses domaines les plus variés. Nous ne nous définirons plus dès lors que comme des littéraires scientifiques.
Nous sommes dans l'impatience de vous rencontrer le vendredi 20 novembre. Nous sommes, il est vrai, voyeurs et curieux d'associer à cette voix poétique un corps. Nous ferons des gâteaux, promis, pour rendre ce moment festif et amical. Nous avons conçu ce livre comme un échange, comme un partage.
Derrière le nom désincarné « d'élèves » se cachent des adolescents torturés de n'être plus vraiment des enfants, pas encore des adultes. Derrière ce qu'on nomme « devoir » se cachent des textes, des engagements de l'âme et du corps, des figures souvent surprenantes et d'une violence inouïe. Ils n'avaient pas lu votre livre lorsqu'ils ont composé leur chant. « Faites des recherches sur l'Inquisition et rédigez les premières pages du journal intime d'une femme condamnée à mort en février 1600 ». Il s'agissait pour moi d'une triple ruse : qu'ils aillent d'eux-mêmes fouiller dans les livres d'Histoire, qu'ils soient dans l'attente et l'imagination des premières lignes de L'Homme incendié, qu'ils confrontent enfin leurs propres images aux vôtres. Il ne s'agit donc ni de parodie, ni de copie, encore moins de comparaison. Qu'ils mettent leur colère au service de l'écriture, qu'ils nourrissent la connaissance de leur révolte, qu'ils apprennent la patience et la lenteur dans le travail du texte, qu'ils matérialisent leurs pensées dans un objet, qu'ils offrent cette énergie déployée et se rapprochent enfin de ces écrivains qui semblent parfois lointains.
Très cher Serge, nous vous accueillerons du mieux que nous le pourrons, soyez-en sûr. Nous vivons dans l'impatience absolue et la joie d'un échange. Au travers des dizaines de regards qui vous scruteront, ne soyez pas inquiet, vous y lirez, je le souhaite ardemment, de la reconnaissance pour un si beau et si terrible voyage, comme un début d'incendie.

Pascal Truchet
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