Christian Gouy

Les Frères de la Côte

Les frères de la côte.

St Tropez, fin des années 70. Le village le plus riche du monde n'a qu'un terrain vague pour ses nomades. Les frères de la

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48010

Reliures : Dos carré collé

Formats : 11x17 cm

Pages : 191

Impression : Noir et blanc

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Les frères de la côte.

St Tropez, fin des années 70. Le village le plus riche du monde n'a qu'un terrain vague pour ses nomades. Les frères de la

Autour de Christian Gouy

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Ses ouvrages
Résumé
Les frères de la côte.

St Tropez, fin des années 70. Le village le plus riche du monde n'a qu'un terrain vague pour ses nomades. Les frères de la côte guettent leur part du butin estival. Des marchés forains au sable fin des plages nudistes, à la fièvre des nuits tropezienne, une Ferrari va servir de fil conducteur à un gitan dénommé Jésus pour rejoindre le casse de l'été sur fond de faux dollars, tandis qu'un "rip deal" se prépare du côté de Monaco.
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Les frères de la côte - The Book Edition -
Christian Gouy - 2009

Avec en toile de fond, un cadre idyllique tape-à-l’oeil de cartes postales, la Côte d’Azur, le village mythique de Saint Trop, le monde de la jet-set, des stars, du strass et des paillettes, les marchés pittoresques, les plages pour nudistes, la plume de Christian Gouy - on pourrait presque dire "la caméra" car ce polar est un véritable film avec ses plans et ses cadrages originaux sur fond de pétarades, de rixes et de musique endiablée –, épingle l’univers de violence du monde des itinérants, des marginaux, des forains. Ses deux (anti)-héros, protagonistes de cette fresque picaresque, Ludo et Alex Monte, vendeurs itinérants, ont quitté Nantes avec famille et enfants pour tenter leur chance dans cette ruée vers l'or des temps modernes. Bien vite, ils vont prendre conscience des aléas et des turpitudes des marchés de la côte: même si d’aventure on arrive à ferrer le gros chaland, il faut se battre, afin de pouvoir planter son stand le plus près possible du pactole. Pour faire fortune, les marchés ne vont pas suffire. Il va donc falloir se mettre en quête d’un "gros coup" ! Et vite, car il ne faut pas perdre une minute : ils n’ont que deux mois pour dégoter le pigeon milliardaire à plumer, deux mois à écumer les bars, les discothèques, s’infiltrer dans les fêtes.
Aussitôt décidé, aussitôt fait : nos prédateurs enfilent leur tenue de scène, arborent chemises blanches, pantalons battle-dress, Rolex, pour s’introduire là où il faut - "car à St Tropez, c’est l’habit qui fait le moine" – et les voilà à l’affût de proies estivales. La "bonne occase" ne va pas tarder à se présenter en la personne de Pierre Alexandre, un fils à papa et ses potes, qui s’est mouillé dans l’achat de la Ferrari rouge qui les a conduits à Saint Trop. Et de fil en aiguille, le puzzle se met en place - fiat lux ! -: l’idée jaillit : celle d’un casse mirifique sur le yacht d’un milliardaire libanais. Mais prendre d’assaut un bateau, ça se prépare. Sur terre, dans les airs et dans l’eau ! Jésus, un homme qui n’a pas froid aux yeux, qui boxe et sait nager – marcher sur l’eau, c’est le rayon de Jésus, n’est-ce pas ? -, se joint à eux, et un entraînement intensif commence : ULM pour surveiller le bateau, entraînement aquatique, jogging, et avant tout apprendre à gérer l’éventuelle panique. La date prévue est la veille du 15 août, "bordel total où tous sont défoncés, et les flics débordés"… Et puis la date fatidique arrive. Le casse de l’été a lieu entraînant un rebondissement imprévu…

Polar atypique, truculent, grinçant, ironique, au style âpre comme l’univers impitoyable des nomades qu’il dépeint, qui déroule son intrigue avec une lenteur étudiée, des truands roublards, hauts en couleur, des êtres vivants, pétris de chair et d’os, superbement campés avec leurs problèmes si profondément humains qu’on finit par être littéralement enchaîné à leurs nombreuses péripéties, et même par les trouver sympathiques. On ne mesure pas en commençant ce roman combien on va s’attacher à ces personnages qui, loin d’être des enfants de chœur, ne connaissent souvent que les coups, voire la gâchette pour solutionner leurs problèmes. On ne soupçonne pas l’émotion qui va nous gagner vers la fin de l’aventure. Car l’auteur, sans s’engluer dans le marais glauque de la psychologie de bas étage, réussit bel et bien l’exploit, de nous mettre du côté des "méchants" en nous ouvrant – sans manichéisme primaire - cet univers cruel et souvent méconnu des itinérants, dont il détient la clef. Son livre est le récit de quelqu’un qui connaît, on pourrait presque dire qui a vécu parmi les gens dont il nous narre les "hauts faits". La force de Christian Gouy est de nous captiver en tant que romancier tout en "disant" une réalité sociale, trop peu connue, du monde d’aujourd’hui, et il sait de quoi il parle ! Un monde interlope de la délinquance et du bandititisme parallèle au nôtre, avec ses propres lois, sa brutalité et sa misère. A côté de nous : et c’est peut-être cette proximité qui le rend si terrifiant !
Un polar noir, déroutant, bien de chez nous, qui évite l’écueil des stéréotypes propres aux productions anglo-saxonnes et Cie. Une approche atypique du monde du polar qui confirme un auteur à suivre de près !

    Les frères de la côte - The Book Edition -
    Christian Gouy - 2009

    Avec en toile de fond, un cadre idyllique tape-à-l’oeil de cartes postales, la Côte d’Azur, le village mythique de Saint Trop, le monde de la jet-set, des stars, du strass et des paillettes, les marchés pittoresques, les plages pour nudistes, la plume de Christian Gouy - on pourrait presque dire "la caméra" car ce polar est un véritable film avec ses plans et ses cadrages originaux sur fond de pétarades, de rixes et de musique endiablée –, épingle l’univers de violence du monde des itinérants, des marginaux, des forains. Ses deux (anti)-héros, protagonistes de cette fresque picaresque, Ludo et Alex Monte, vendeurs itinérants, ont quitté Nantes avec famille et enfants pour tenter leur chance dans cette ruée vers l'or des temps modernes. Bien vite, ils vont prendre conscience des aléas et des turpitudes des marchés de la côte: même si d’aventure on arrive à ferrer le gros chaland, il faut se battre, afin de pouvoir planter son stand le plus près possible du pactole. Pour faire fortune, les marchés ne vont pas suffire. Il va donc falloir se mettre en quête d’un "gros coup" ! Et vite, car il ne faut pas perdre une minute : ils n’ont que deux mois pour dégoter le pigeon milliardaire à plumer, deux mois à écumer les bars, les discothèques, s’infiltrer dans les fêtes.
    Aussitôt décidé, aussitôt fait : nos prédateurs enfilent leur tenue de scène, arborent chemises blanches, pantalons battle-dress, Rolex, pour s’introduire là où il faut - "car à St Tropez, c’est l’habit qui fait le moine" – et les voilà à l’affût de proies estivales. La "bonne occase" ne va pas tarder à se présenter en la personne de Pierre Alexandre, un fils à papa et ses potes, qui s’est mouillé dans l’achat de la Ferrari rouge qui les a conduits à Saint Trop. Et de fil en aiguille, le puzzle se met en place - fiat lux ! -: l’idée jaillit : celle d’un casse mirifique sur le yacht d’un milliardaire libanais. Mais prendre d’assaut un bateau, ça se prépare. Sur terre, dans les airs et dans l’eau ! Jésus, un homme qui n’a pas froid aux yeux, qui boxe et sait nager – marcher sur l’eau, c’est le rayon de Jésus, n’est-ce pas ? -, se joint à eux, et un entraînement intensif commence : ULM pour surveiller le bateau, entraînement aquatique, jogging, et avant tout apprendre à gérer l’éventuelle panique. La date prévue est la veille du 15 août, "bordel total où tous sont défoncés, et les flics débordés"… Et puis la date fatidique arrive. Le casse de l’été a lieu entraînant un rebondissement imprévu…

    Polar atypique, truculent, grinçant, ironique, au style âpre comme l’univers impitoyable des nomades qu’il dépeint, qui déroule son intrigue avec une lenteur étudiée, des truands roublards, hauts en couleur, des êtres vivants, pétris de chair et d’os, superbement campés avec leurs problèmes si profondément humains qu’on finit par être littéralement enchaîné à leurs nombreuses péripéties, et même par les trouver sympathiques. On ne mesure pas en commençant ce roman combien on va s’attacher à ces personnages qui, loin d’être des enfants de chœur, ne connaissent souvent que les coups, voire la gâchette pour solutionner leurs problèmes. On ne soupçonne pas l’émotion qui va nous gagner vers la fin de l’aventure. Car l’auteur, sans s’engluer dans le marais glauque de la psychologie de bas étage, réussit bel et bien l’exploit, de nous mettre du côté des "méchants" en nous ouvrant – sans manichéisme primaire - cet univers cruel et souvent méconnu des itinérants, dont il détient la clef. Son livre est le récit de quelqu’un qui connaît, on pourrait presque dire qui a vécu parmi les gens dont il nous narre les "hauts faits". La force de Christian Gouy est de nous captiver en tant que romancier tout en "disant" une réalité sociale, trop peu connue, du monde d’aujourd’hui, et il sait de quoi il parle ! Un monde interlope de la délinquance et du bandititisme parallèle au nôtre, avec ses propres lois, sa brutalité et sa misère. A côté de nous : et c’est peut-être cette proximité qui le rend si terrifiant !
    Un polar noir, déroutant, bien de chez nous, qui évite l’écueil des stéréotypes propres aux productions anglo-saxonnes et Cie. Une approche atypique du monde du polar qui confirme un auteur à suivre de près !

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