Résumé
« Il a la puissance de dire, qui partage le trône avec la puissance d’agir. Comme les âmes tourbillonnent autour de celui qui agit, les intelligences gravitent autour de celui dont la pensée crée sa forme immédiate, circulaire, dense, autonome, organisée comme un être vivant. Qui n’a pas cela est condamné à suivre. Qui a cela commande, et bien au delà de sa mort. Même avant l’action, qu’il déclenche, le verbe est au commencement, marchant d’un pas souple et terrible, allègre, foulant l’herbe, écrasant la larve, glissant sur l’eau, faisant jaillir le feu, nourri d’espace, absorbant si complètement ce qui est derrière lui, autour de lui et, par l’intuition, après lui, qu’il reste debout. »
Élie Faure