Jules Salé

Réinventer l’eau chaude

Incapable de palper le succès à Paris sans exploiter ni la planète ni son prochain, Jules 32 ans, artiste rêveur, se doit de se mettre en mouvement. G

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377138

Reliures : Dos carré collé

Formats : 11x17 cm

Pages : 404

Impression : Noir et blanc

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Réinventer l’eau chaude
Incapable de palper le succès à Paris sans exploiter ni la planète ni son prochain, Jules 32 ans, artiste rêveur, se doit de se mettre en mouvement. G

Autour de Jules Salé

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À propos de l'auteur
Jules Salé est né en 1988 dans le Val de Marne, après des études de cinéma, théâtre et arts plastiques à Paris, il alterne la création de court métrages, installations vidéos et curation d’expositions. En parallèle il exerce de nombreux emplois alimentaires tels que livreur à vélo. Il se sert de cette expérience pour écrire un témoignage qui fera le tour des réseaux sociaux avant d’aboutir à son premier livre «L’exploitation à la cool » aux éditions Stock 2020. Parti sur la route vivre une expérience nomade en Auvergne Rhône Alpes, il en retire son second livre « Réinventer l’eau chaude ».
Résumé
Incapable de palper le succès à Paris sans exploiter ni la planète ni son prochain, Jules 32 ans, artiste rêveur, se doit de se mettre en mouvement. Gavé par l’écologie de la déprime, il se tourne vers les prêcheurs de la « van life » et leur retour à la nature instagrammable. Dans un élan vital, il s’arrache de la capitale et commence une fuite existentielle qui consiste à traverser un hiver dans un camping-car sans eau chaude. Lancé dans un péril Don Quichottien, il se met en tête de créer une ZAD ou de rejoindre une communauté autarcique. À travers la France des moyennes montagnes, il reprend vie, souvent seul face au vide, à tenter de pulvériser la barrière qui le sépare de la nature.
Avis des lecteurs
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Avis de Marie-Emilie, Availles-Limouzine (86)

J’ai adoré ton bouquin, sujet, ton, point de vue. Merci pour ton récit. J'ai aimé la sensation de sincérité et de transparence. L'absence de fard ou d'édulcorant à l'expérience physique du déracinement et de l'errance, géographiques, relationnels, professionnels. J'ai un sentiment de nécessité du partage de la lucidité sur les enjeux, les moyens et les limites d'une transition culturelle écologique et sociale. Je pense que ce qui m'a le plus touchée c'est la manière dont tu parles d'Arthur. Merci pour le respect. C'est tellement difficile parfois de vivre ensemble que ça peut nous en rajouter de s'entre-juger en plus sur les limites aux manières dont ça peut fonctionner. Je te remercie infiniment pour la manière explicite dont tu décris les impossibles entre vous sans jamais blâmer. C'est un mot de plus en plus galvaudé mais j'en n'ai pas d'autre pour cet endroit précis : j'ai ressenti beaucoup d'amour. C'est globalement ce qui transpire de ton récit à mes yeux, à travers ton ouverture de coeur et d'esprit dans ta relation aux autres personnages du livre. Mon enthousiasme va à la fois au ton et au fond, dans cette acuité de la relation entre l’idéal et le relatif, l’expérience de la quête dans l’inconfort du corps et de sa proximité variable à ceux des autres, être guidés par plus grand mais dans un dépassement qui ne peut pas durer trop longtemps sous peine d’annihilation. Je suis nourrie de lucidité, de précision, de capacité d’abstraction de l’expérience sans nier la subjectivité, de distance juste à l’expérience. Aussitôt lu aussitôt prêté. Je considère ce livre effroyablement utile à l’heure du rêve de la van life qui se répand comme un covid, et de la quête d’un monde meilleur qui pousse comme de l’ortie, mais en fait au-delà de ça, ce récit a le goût d'un guide du respect de soi.

    Avis de Florian, de Grignan (26)

    Alors voilà mon avis et mes impressions sur ton livre, à froid (je l'ai dévoré dès réception, j'ai dû le lire en 3 jours).
    Déjà, ton expérience me parle personnellement, je connais la vie en van, dans le froid, l'hiver, l'Ardèche, la Drôme, les rencontres en tout genre, les doutes, les questions, les flemmes, la notion toute relative de confort. Le fil rouge de l'eau chaude est bien mené et représentatif de toute ta réflexion pleine de paradoxes. J'ai bien aimé ta façon d'écrire, aphoristique, un vocabulaire très riche, autant d'humour que d'autodérision, avec une honnêteté sur tes paradoxes, qui sont ceux de tout le monde à différentes échelles, entre idéaux et réalité, c'est à la fois drôle et touchant. Je n'ai pas su faire la différence entre la fiction et la réalité de ce que tu racontes, tout semble vraisemblable.
    Après je suis à l'étape d'après de la réflexion, puisque j'ai maintenant une petite fille, ce qui amène encore d'autres perception de l'avenir et ses interrogations.

    En tout cas j'ai passé un bon moment, à la fois drôle, nostalgique de la vie en van, admiratif de la demarche citoyenne, encore une fois dans un contexte et une géographie qui m'est familière.

      Avis de Soizic, de Bourg saint Maurice (73)
      Ton livres à un style drôle ( oui oui j'ai ris ) et vraiment sympa à lire .
      Je suis moi même une dragonne de 88 partie en camion à mes 20 ans de Paris 13eme .
      Je pense qu'il parlera à tous ceux qui ont tentés l'aventure de la loose magnifique en misant sur le droit a la paresse.
      Fais signe si tu en écrit un autre aucun regret d'avoir participé même avec mes petits revenus ( suis saisonnière) à ce que tu puisse éditer tes écrits et donc que je puisse te lire.

        Avis de Didier, de Vellèches (86)

        J’ai lu sitôt reçu ton livre ! Et comme le premier j’ai pu constater la finesse de ton travail ! Reflet des questions naturelles que devrait se poser votre génération ! Dans un premier temps je me suis amusé a te qualifier de David Thoreau de banlieue en référence a cet americain qui fut sans doute un des premiers à interpeller ses concitoyens sur la destruction de la planète ! Et puis ce voyage et tes rencontres m’ont rappelé ma jeunesse et notre attirance vers des utopies pas toujours très bien évaluées!
        Je reste parfois peu optimiste sur l’avenir quand je constate les dégâts du consumérisme débile et débridé ! Je comprends que votre génération ne souhaite par procréer davantage ! Mais alors qui pourra changer ce monde ! Les futures Greta Thunberg vont devoir faire face a des montagnes d’indifférence. Je pense a cette chanson metaphore de Francis Cabrel sur la Corrida et sa phrase clef « Est-ce que ce monde est sérieux »
        Encore bravo pour ton travail courageux !

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