DANIEL CAUVIN

DANIEL CAUVIN

L'auteur a situé dans les années 1980 à 1987, à l'époque où il était encore assez jeune, son premier opus romanesque : ANGIE et la parenthèse enchantée ». Sans être trash comme « Baise-moi » de Virginie Despentes, ce récit contient des scènes de sexe explicites... mais nullement gratuites. C'est en effet l'histoire d'une relation tourmentée entre un romantique érotomane et une jeune fille pour le moins perturbée... Un récit qui s'inscrit dans les cadres de l'hédonisme libertin et d'une culture éclectique, à l'image de l'auteur.



Dans la vie active, muni pour tout viatique d'un certificat d'études primaires, il a commencé par être man??uvre. Ainsi, il a travaillé dans deux petites entreprises préparant pour la vente : des ??ufs pour la première, des pommes de terre pour la seconde. Il a porté des sacs de patates de 50 kg sur son dos pour les livrer à des supermarchés, des bistrots ou même une porcherie... Il est entré par la petite porte dans l'administration, en 1967,au bureau du courrier d'une préfecture, au plus bas de l'échelle (en catégorie D aujourd'hui supprimée). Il a accédé successivement, à l'issue de concours, à la catégorie C (commis de préfecture), puis B (secrétaire administratif de préfecture) et enfin A (attaché d'administration centrale). Sans études supplétives, grâce surtout au savoir acquis à l'aide de fructueuses lectures et à une certaine aptitude à l'écriture.



Ce parcours atypique le rend proche de certains auteurs de polars américains, autodidactes qui ont pratiqué tous les métiers. Or, justement, il apprécie cette littérature, et, notamment, celle qui accorde la part belle aux dialogues (hier Erle Stanley Gardner et Ed McBain, aujourd'hui Harlan Coben et Patricia MacDonald). Pour ceux qui feraient la fine bouche, notons qu'en France, Jules Romains, l'auteur de « Knock ou le triomphe de la médecine » et des « Copains », a donné ses lettres de noblesse à cette écriture avec un roman tel que « Une femme singulière » où l'intrigue se noue uniquement à travers des dialogues.



A ces influences s'ajoute l'expression d'une double culture : populaire et élitaire. Dans le registre de la langue, c'est-à-dire de l'emploi des mots, mais aussi des références et citations qui parsèment le récit car, outre son intérêt pour la littérature de tous les horizons, il est aussi un cinéphile aux goûts diversifiés, un amateur d'art et un fan de musique classique et de jazz, mais aussi de folk et de pop rock...

Vous aimerez aussi