Christian Dechartres

Christian Dechartres

— Écrire l’invisible : de la voix des familles à celle des patients
Je suis écrivain public. Chaque semaine, j’écoute des gens me confier leur vie, leurs espoirs, leurs drames. Mon métier consiste à donner une forme à ce qui, sans cela, resterait un murmure ou un cri étouffé.
J’ai longtemps été frappé par le nombre de familles éclatées à cause d’un seul rêveur, souvent sincère mais dépassé par ses choix. C’était le cœur de mon précédent travail : explorer les ravages collatéraux de l’ambition et ces dégâts causés, sans méchanceté, par les maladresses de ceux qu’on aime.
Aujourd’hui, mon regard s’est porté sur un autre silence, plus clinique, plus froid. Avec la parution de "Ce que la médecine m’a pris", je poursuis cette mission de témoin, mais cette fois au cœur du système de soin. Si dans mes précédents écrits j’explorais les failles de l’intimité, j’interroge désormais la dépossession de soi face à l’institution médicale.
Dans la vraie vie, les drames ne naissent pas toujours de mauvaises intentions. Ils surgissent d’un diagnostic qui efface l’humain, d’un protocole qui oublie le dialogue, ou d’une certitude qui ne laisse plus de place au doute. Qu’il s’agisse de l’ambition d’un proche ou de la froideur d’une machine médicale, mon écriture reste la même : une tentative de dire ce que beaucoup taisent pour que chacun, enfin, retrouve sa voix.

En quelques mots

À quel âge avez-vous commencé à écrire ? 36 ans
Quel est votre auteur favori ? Pierre Lemaitre pour le travail réalisé à la préparation de ses ouvrages. Il "ausculte" la société.
Quel est votre style littéraire préféré ? Littérature narrative sociale

Les livres de l'auteur