Jean-François DAVID

Affection en internat éducatif

Qu'est-ce que la phénoménologie ? Pour Emmanuel Lévinas, dans sa définition la plus ramassée, « ['] la phénoménologie décrit ce qui apparaît

Plus de détails

26747

Reliures : Dos carré collé

Formats : 21x29,7 cm

Pages : 233

Impression : Noir et blanc

En achetant ce produit, vous pouvez collecter jusqu'à 1 point de fidélité. Votre panier totalisera 1 point pouvant être transformé(s) en un bon de réduction de 0,20 €.


  • Papier
    17€68
  • PDF
    3€69

- +

Ajouter à ma liste d'envies

Livraison
Livraison
Paiement sécurisé
Paiement sécurisé
Notre engagement
Notre engagement

Envoyer à un ami
* Champs requis

Autour de Jean-François DAVID

Découvrir Jean-François DAVID
Ses ouvrages
Résumé
Qu'est-ce que la phénoménologie ? Pour Emmanuel Lévinas, dans sa définition la plus ramassée, « ['] la phénoménologie décrit ce qui apparaît. » Pour Edmund Husserl, toute connaissance n'est que l'auto-exploration de la conscience réflexive ; peu importe ce qu'est la chose en son essence. Ce qui importe c'est ce qui apparaît à la conscience. Husserl propose seulement une méthode directement liée à un nouveau type de regard, où toute connaissance s'élabore comme l'auto-exploration de la conscience réflexive. Autrement dit, la phénoménologie procède descriptivement envers le contenu des vécus. Le savoir phénoménologique est toujours un « savoir-voir » (et un « savoir-montrer »), d'où l'importance accordée dans ce travail à l'observation et à son corollaire, la description.
Si l'approche proposée par Alfred Schütz ' véritable et premier « médiateur » entre la phénoménologie husserlienne et la sociologie compréhensive wébérienne ' pourrait être qualifiée de « naïve » (en ce sens qu'elle ne rendrait compte du monde social que dans la relation « je-tu »), il apparaît que cette critique qui pourrait lui être adressée doive non seulement elle-même être critiquée mais dépassée par le haut, car loin de n'être que simplification outrancière du lien social, cette démarche de retour vers « le monde-de-la-vie », tel qu'il en a été fait usage dans ce travail de recherche, ne prétend pas réduire le lien social au seul rapport d'intersubjectivité mais, au contraire, d'en assumer les limites et d'en faire fonctionner et émerger les usages sociologiques.
Ce travail sociologique, voulu constamment dans un va-et-vient entre théorie et empirie, m'a conduit à la mise à l'épreuve de ces formes d'engagement dans l'action que sont les manifestations d'affection entre des éducateurs et des personnes accueillies dans le quotidien d'un internat éducatif, mettant à l'épreuve des outils d'analyse ' observations, entretiens ' visant à éclairer un mode d'engagement de travailleurs sociaux dans leur monde-de-la-vie professionnel, refusant de me situer dans une logique exclusive de rupture avec le sens commun, récusant enfin l'idée d'un individu rationnel uniforme, calculateur et utilitariste, préférant recourir à des notions comme celle d'actants, de personnes, d'êtres, qui peuvent être tout autant des personnes singulières que des objets'
Les manifestations d'affection relèvent d'une « compétence morale » de l'éducateur d'internat. Le travailleur social n'a pas, plus largement, à s'épargner une réflexion sur la part de son travail propre au souci de l'autre, sur l'articulation entre sensibilité et activité pratique ' care ', ainsi que d'autres professions concernées par cette dimension de la proximité agissante, de l'accompagnement. Les manifestations d'affection seraient alors l'un des aspects peu visibles d'une dimension plus générale du travail social ' le care ', à réintégrer dans le champ des activités sociales comme un pan négligé de l'activité professionnelle. Ce mémoire se veut comme un « pas de recherche » supplémentaire vers une thèse de doctorat.
Vos avis

Aucun avis n'a été publié pour le moment.

Donnez votre avis
Affection en internat éducatif
Affection en internat éducatif